📋 À retenir
- L'acte doit être réalisé par un professionnel habilité ou sous sa surveillance.
- Le patient doit être informé des risques et des bénéfices avant l'acte.
- Tout dommage lié à une injection défectueuse peut ouvrir droit à réparation.
L'injection est l'introduction sous pression d'une substance liquide dans l'organisme à l'aide d'une seringue et d'une aiguille. Sur le plan juridique, cet acte médical nécessite le consentement libre et éclairé du patient car il porte atteinte à son intégrité physique.
Étymologie
Issu du latin injectio, dérivé de injicere signifiant « jeter dans » ou « introduire ».
Exemples d'usage
- Injection intramusculaire d'un vaccin.
- Injection intraveineuse d'un produit de contraste pour une IRM.
- Injection sous-cutanée d'insuline par un patient diabétique.
À ne pas confondre
L'injection se distingue de la perfusion, qui est une administration lente et continue, et de la ponction, qui consiste à retirer un liquide de l'organisme.
Contexte médical
Article L1111-4 du Code de la santé publique (consentement aux soins). Articles R4311-5 et R4311-7 du même code concernant les compétences des infirmiers.
En pratique
La jurisprudence retient souvent la responsabilité des professionnels de santé en cas d'injection pratiquée sans respecter les règles d'asepsie ou en cas de lésion nerveuse due à un mauvais choix du site d'injection.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Avant toute injection, vérifiez que le professionnel de santé respecte les protocoles d'hygiène et n'hésitez pas à poser des questions sur la nature du produit administré.
Questions fréquentes
Qui a le droit de pratiquer une injection ?
En France, les médecins, les infirmiers (sur prescription ou selon leur rôle propre) et certaines autres professions réglementées comme les sages-femmes.
Peut-on refuser une injection imposée par un médecin ?
Oui, sauf situations exceptionnelles prévues par la loi (ex: soins psychiatriques sans consentement sous conditions strictes), le patient dispose du droit de refuser tout traitement.