📋 À retenir
- C'est un geste médical invasif qui nécessite une expertise technique (médecin ou infirmier anesthésiste).
- Le consentement du patient est obligatoire, sauf en cas d'urgence vitale et d'impossibilité de s'exprimer.
- Le maintien prolongé sous ventilation artificielle pose des questions juridiques liées à la fin de vie et aux directives anticipées.
Intuber consiste à introduire un tube dans la trachée d'un patient pour l'aider à respirer artificiellement. Cet acte médical est indispensable quand une personne ne peut plus assurer seule sa fonction respiratoire, par exemple lors d'une anesthésie ou d'une détresse vitale.
Étymologie
Dérivé du latin in (dans) et tubus (tuyau, tube). Le terme s'est diffusé dans le vocabulaire médical au XIXe siècle avec les progrès des techniques de réanimation.
Exemples d'usage
- Intubation pratiquée par un anesthésiste avant une intervention chirurgicale lourde.
- Mise sous respirateur d'un patient en service de réanimation suite à une infection pulmonaire sévère.
À ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'intubation avec la trachéotomie : l'intubation passe par les voies naturelles (bouche ou nez), tandis que la trachéotomie nécessite une incision chirurgicale directe dans la gorge. On distingue aussi l'acte d'intuber de l'extubation, qui est l'action de retirer le tube.
Contexte médical
Articles L1111-4 (consentement aux soins) et L1110-5-1 (interdiction de l'obstination déraisonnable) du Code de la santé publique.
En pratique
Le Conseil d'État, dans ses décisions relatives à la fin de vie (notamment l'arrêt Lambert), inclut souvent la ventilation mécanique (consécutive à l'intubation) dans la catégorie des traitements qui peuvent être suspendus au titre du refus de l'obstination déraisonnable.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pour éviter toute incertitude juridique et médicale, rédigez vos directives anticipées. Vous y préciserez si vous acceptez ou refusez d'être maintenu en vie par assistance respiratoire artificielle en cas de situation irréversible.
Questions fréquentes
Peut-on refuser d'être intubé ?
Oui, un patient apte à exprimer sa volonté peut refuser tout acte médical. Si le patient est inconscient, les médecins consultent les directives anticipées ou la personne de confiance.
L'intubation est-elle considérée comme un traitement ?
Oui, au sens juridique, c'est un traitement qui peut être interrompu s'il apparaît comme une obstination déraisonnable (maintien artificiel de la vie sans espoir d'amélioration).