📋 À retenir
- Désigne un décès médical (cardiaque ou cérébral) causé par le travail.
- Est reconnu comme un problème de santé publique majeur au Japon.
- Engage la responsabilité de l'employeur en cas de non-respect des repos obligatoires.
Le karoshi désigne la mort par épuisement professionnel, survenue brusquement à cause d'une charge de travail excessive. Ce phénomène se traduit généralement par une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral lié au stress et au manque de repos prolongé.
Étymologie
Mot japonais composé de karo (excès de travail) et shi (mort). Le terme est apparu au Japon dans les années 1970 pour décrire une série de décès soudains chez des salariés sans antécédents médicaux.
Exemples d'usage
- Un cadre qui succombe à un infarctus après avoir effectué plus de 100 heures supplémentaires par mois pendant un semestre.
- Un employé victime d'une rupture d'anévrisme sur son lieu de travail suite à une période de stress intense et de privation de sommeil.
À ne pas confondre
À la différence du burn-out, qui est un état d'épuisement psychologique et physique, le karoshi en est l'issue fatale. Il se distingue aussi du karojisatsu, qui désigne spécifiquement le suicide lié au surmenage.
Contexte médical
Au Japon, la loi de 2014 encadre spécifiquement la prévention du karoshi. En France, bien que le terme n'existe pas légalement, ces situations sont traitées sous l'angle de l'accident du travail et de l'obligation de sécurité de l'employeur (Article L4121-1 du Code du travail).
En pratique
En France, la Cour de cassation reconnaît régulièrement que l'accident cardiaque survenu au temps et au lieu du travail est présumé être un accident du travail, même en présence d'un état pathologique antérieur, si le surmenage est démontré.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Il est essentiel de respecter les durées maximales de travail et d'alerter la médecine du travail ou les représentants du personnel dès que la charge de travail devient insurmontable.
Questions fréquentes
Le karoshi est-il reconnu en France ?
Le terme n'est pas juridique en France, mais le décès par épuisement peut être reconnu comme accident du travail ou résulter d'une faute inexcusable de l'employeur.
Quels sont les signes avant-coureurs ?
Une fatigue extrême, des douleurs thoraciques, des insomnies chroniques et une pression artérielle anormalement élevée.