📋 À retenir
- Il s'agit d'une transplantation de tissu oculaire.
- Elle est soumise aux règles strictes de la bioéthique française.
- Le chirurgien doit obtenir un consentement éclairé après avoir exposé les alternatives et les risques.
La kératoplastie est une opération chirurgicale consistant à remplacer tout ou partie de la cornée d'un patient par une cornée saine, provenant généralement d'un donneur décédé. On l'appelle plus couramment greffe de cornée.
Étymologie
Issu du grec ancien keras (corne, par extension cornée) et plassein (façonner, modeler). Le terme désigne littéralement le modelage chirurgical de la cornée.
Exemples d'usage
- Une kératoplastie transfixiante pour traiter un kératocône avancé.
- Une kératoplastie lamellaire pour remplacer uniquement la couche superficielle ou profonde de la cornée.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec la kératotomie (simple incision de la cornée sans greffe) ou la kératoprothèse (implantation d'une cornée artificielle en plastique au lieu d'un tissu humain).
Contexte médical
Articles L1211-1 et suivants du Code de la santé publique concernant le don et l'utilisation des éléments du corps humain (principe de gratuité, d'anonymat et de consentement présumé).
En pratique
La jurisprudence administrative et civile applique les règles classiques de la responsabilité médicale : l'obligation d'information renforcée sur les risques de rejet ou d'infection nosocomiale, et l'indemnisation par la solidarité nationale (ONIAM) en cas d'aléa thérapeutique grave.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de complication post-opératoire, demandez l'intégralité de votre dossier médical. Si vous suspectez une infection contractée à l'hôpital, la responsabilité de l'établissement peut être engagée même sans faute prouvée de la part du chirurgien.
Questions fréquentes
Le don de cornée est-il rémunéré ?
Non, en France, le don d'organes et de tissus est obligatoirement gratuit, anonyme et bénévole.
Qui est responsable en cas d'échec de la greffe ?
Le chirurgien n'est responsable qu'en cas de faute prouvée. Si l'échec est dû à un rejet naturel sans faute médicale, il peut s'agir d'un aléa thérapeutique.