📋 À retenir
- Désigne les soins et techniques liés à la greffe de cornée.
- Indissociable des règles bioéthiques sur le don de tissus.
- Nécessite un consentement éclairé spécifique du patient.
L'adjectif kératoplastique désigne tout ce qui est relatif à la greffe de la cornée. Il qualifie les techniques, les instruments ou les soins liés au remplacement d'une cornée malade par un tissu sain.
Étymologie
Issu du grec ancien keras (corne, par extension cornée) et plastikos (propre au modelage, à la formation). Le terme souligne l'idée de reconstruction chirurgicale de la paroi oculaire.
Exemples d'usage
- Une technique kératoplastique lamellaire (remplacement partiel de la cornée).
- Le suivi kératoplastique post-opératoire pour prévenir le rejet de greffe.
- Un instrument kératoplastique utilisé lors d'une intervention chirurgicale.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec kératotomique (qui concerne l'incision de la cornée sans greffe) ou kératométrique (qui concerne la mesure de la courbure de la cornée).
Contexte médical
Le cadre légal relève du Code de la santé publique, notamment les articles L1211-1 et suivants relatifs au don et à l'utilisation des éléments et produits du corps humain, ainsi que les règles de bioéthique encadrant le prélèvement et la greffe de tissus.
En pratique
La jurisprudence en la matière concerne souvent le défaut d'information préopératoire sur les risques de rejet ou les infections nosocomiales suite à une intervention chirurgicale ophtalmique (ex: CE, 15 juillet 2004, n° 239324 sur la responsabilité hospitalière).
Synonymes
Conseil
Pour tout acte kératoplastique, assurez-vous que le chirurgien vous a remis un document d'information détaillant les bénéfices attendus et les risques de complications, document essentiel en cas de litige ultérieur.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une intervention kératoplastique ?
C'est une opération visant à remplacer une cornée opaque ou déformée par une cornée saine prélevée sur un donneur.
L'acte kératoplastique est-il pris en charge ?
En France, cette chirurgie reconstructrice est prise en charge par l'Assurance Maladie lorsqu'elle est médicalement justifiée.
Quel est le principal risque juridique ?
Le principal risque pour le praticien est le défaut d'information sur les complications possibles, comme le rejet du greffon.