📋 À retenir
- Action de reconstruction chirurgicale d'un ligament.
- Nécessite souvent une longue période de rééducation fonctionnelle.
- Peut donner lieu à indemnisation en cas de faute médicale ou d'aléa thérapeutique grave.
La ligamentoplastie est une intervention chirurgicale visant à remplacer ou reconstruire un ligament rompu, le plus souvent au niveau du genou ou de la cheville. Elle consiste généralement à utiliser un morceau de tendon (greffe) pour restaurer la stabilité de l'articulation.
Étymologie
Issu du latin ligamentum (lien, attache) et du grec plassein (façonner, former). Le terme souligne l'action de reconstruire une structure anatomique défaillante.
Exemples d'usage
- Une opération du ligament croisé antérieur (LCA) suite à un accident de sport.
- Une reconstruction des ligaments latéraux de la cheville après des entorses chroniques entraînant une instabilité.
À ne pas confondre
Elle se distingue de la suture ligamentaire, qui consiste à recoudre les fibres du ligament d'origine, alors que la ligamentoplastie procède à son remplacement par un greffon.
Contexte médical
Articles L1142-1 et suivants du Code de la santé publique (régime de responsabilité médicale). Nomenclature Dintilhac pour l'évaluation des préjudices en cas de complication post-opératoire.
En pratique
Les tribunaux statuent régulièrement sur le défaut d'information préalable aux risques de l'opération (infection, raideur articulaire) ou sur la reconnaissance d'infections nosocomiales contractées lors de l'intervention.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de complication suite à une ligamentoplastie, faites réaliser une expertise médicale contradictoire pour distinguer l'aléa thérapeutique de la faute médicale technique ou de l'infection nosocomiale.
Questions fréquentes
L'opération est-elle obligatoire après une rupture de ligament ?
Non, le choix dépend de l'instabilité de l'articulation, de l'âge et du niveau d'activité physique du patient.
Quels sont les risques juridiques pour le chirurgien ?
Le chirurgien peut être tenu responsable en cas de faute technique ou s'il n'a pas informé le patient des risques fréquents ou graves de l'intervention.