📋 À retenir
- Transmission exclusive par la piqûre de la mouche Chrysops.
- Présence géographique limitée aux zones de forêts denses d'Afrique centrale.
- Caractérisée par la migration sous-cutanée du ver parasite.
La loasis (ou loase) est une maladie parasitaire tropicale causée par un ver filaire appelé Loa loa. Elle se transmet à l'homme par la piqûre de petites mouches infectées, appelées chrysops, principalement en Afrique centrale et de l'Ouest.
Étymologie
Le terme provient du mot « Loa », qui désigne le ver parasite dans une langue indigène du Congo, auquel a été ajouté le suffixe médical « -osis » (ou -ose) indiquant une infection ou une condition pathologique.
Exemples d'usage
- Le passage visible d'un ver adulte sous la conjonctive de l'œil (le blanc de l'œil).
- L'apparition d'œdèmes de Calabar, qui sont des gonflements transitoires et indolores sur le corps.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec l'onchocercose (cécité des rivières), une autre filariose qui peut causer la cécité, alors que la loase est généralement moins grave, bien qu'impressionnante. Elle se distingue aussi des filarioses lymphatiques qui touchent le système lymphatique.
Contexte médical
En droit de la sécurité sociale, cette pathologie peut être rattachée aux maladies parasitaires contractées en zone d'endémie. Elle peut être prise en charge au titre de l'article L461-1 du Code de la sécurité sociale si le caractère professionnel est démontré pour un salarié expatrié ou en mission.
Synonymes
Conseil
Pour les travailleurs en zone forestière africaine, portez des vêtements couvrants et imprégnés d'insecticide. En cas de diagnostic au retour, assurez-vous que les soins sont déclarés en lien avec votre activité professionnelle si celle-ci s'est déroulée en zone à risque.
Questions fréquentes
La loasis est-elle mortelle ?
Elle est rarement mortelle en elle-même, mais des complications graves peuvent survenir lors de traitements médicaux si la charge parasitaire est très élevée.
Peut-elle être reconnue comme maladie professionnelle ?
Oui, si l'exposition au risque résulte des conditions de travail habituelles en zone d'endémie, notamment pour les personnels de santé ou les travailleurs forestiers.