📋 À retenir
- L'anomalie peut être fonctionnelle ou simplement esthétique.
- Elle peut engager la responsabilité du médecin si elle résulte d'une erreur technique.
- Le recours à l'imagerie médicale est souvent indispensable pour la caractériser.
La malposition désigne l'emplacement anormal d'un organe, d'un membre ou d'un tissu dans le corps. Elle peut être présente dès la naissance ou survenir suite à un accident, une maladie ou une intervention chirurgicale.
Étymologie
Issu du préfixe latin malus (« mauvais ») et de positio (« placement », « situation »).
Exemples d'usage
- Une malposition dentaire empêchant une occlusion correcte des mâchoires.
- La malposition fœtale lors de l'accouchement (ex: présentation par le siège).
- La malposition d'un implant mammaire ou d'une prothèse de hanche après une chirurgie.
À ne pas confondre
Se distingue de l'ectopie (organe situé hors de sa cavité normale) et du déplacement (mouvement d'un organe initialement bien positionné).
Contexte médical
Articles L1142-1 et suivants du Code de la santé publique relatifs à la responsabilité médicale en cas de faute dans la réalisation d'un acte de soin ou de diagnostic.
En pratique
La jurisprudence sanctionne régulièrement les erreurs de positionnement de dispositifs médicaux (vis, prothèses, stérilets) lorsqu'elles résultent d'une maladresse caractérisée du praticien ou d'un défaut de surveillance post-opératoire.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de douleur persistante après la pose d'un dispositif médical, demandez un examen radiologique pour vérifier l'absence de malposition et conservez une copie des résultats.
Questions fréquentes
Une malposition peut-elle être d'origine naturelle ?
Oui, de nombreuses malpositions sont congénitales, c'est-à-dire présentes dès la naissance sans intervention extérieure.
La malposition d'un implant est-elle une faute médicale ?
Pas automatiquement. Il faut prouver que le chirurgien n'a pas respecté les règles de l'art ou qu'il y a eu une erreur de manipulation.
Comment corriger une malposition ?
Selon la gravité, le traitement peut être orthopédique, orthodontique ou chirurgical.