📋 À retenir
- La microcoupure peut être qualifiée de faute technique si elle résulte d'une maladresse évitable.
- Elle constitue une porte d'entrée potentielle pour les infections nosocomiales.
- Tout incident, même mineur, doit idéalement figurer dans le compte-rendu opératoire.
La microcoupure est une lésion cutanée ou tissulaire de très petite dimension, provoquée accidentellement par un instrument tranchant lors d'un acte de soin ou d'une chirurgie. Bien que superficielle, elle peut avoir des conséquences juridiques en matière de sécurité sanitaire.
Étymologie
Dérivé du préfixe grec mikros (petit) et du substantif français coupure, issu du verbe couper (du latin médiéval colpare).
Exemples d'usage
- Une légère entaille sur un organe adjacent lors d'une coelioscopie.
- Une piqûre ou coupure accidentelle subie par un soignant lors d'une suture.
À ne pas confondre
Se distingue de l'incision, qui est une coupure volontaire nécessaire à l'opération, et de la perforation, qui désigne une atteinte plus profonde d'un organe creux.
Contexte médical
Article L1142-1 du Code de la santé publique concernant la responsabilité des professionnels de santé en cas de faute ou d'erreur technique.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous constatez une lésion inexpliquée après une intervention, sollicitez votre dossier médical complet pour vérifier si un incident de type microcoupure a été mentionné.
Questions fréquentes
Une microcoupure est-elle toujours une faute médicale ?
Non, elle peut être considérée comme un aléa thérapeutique si le risque était inhérent à la complexité de l'intervention.
Peut-on obtenir réparation pour une microcoupure ?
L'indemnisation suppose la preuve d'un préjudice (douleur, infection, cicatrice) découlant directement de cette lésion.
Que faire si une microcoupure survient durant un soin ?
Le praticien doit désinfecter la zone immédiatement et consigner l'incident pour assurer le suivi post-opératoire.