📋 À retenir
- Le mythomane finit souvent par croire à ses propres inventions.
- En justice, ce trouble peut conduire à des condamnations pour dénonciation calomnieuse.
- La mythomanie est une cause fréquente d'irrecevabilité ou de dépréciation de la valeur d'un témoignage.
La mythomanie est un trouble de la personnalité caractérisé par une tendance compulsive à travestir la réalité. Contrairement au menteur occasionnel, le mythomane ne cherche pas nécessairement un profit matériel, mais tente d'exister à travers des récits imaginaires.
Étymologie
Le terme a été créé en 1905 par le psychiatre Ernest Dupré. Il est composé du grec muthos (fable, mythe) et de mania (folie, obsession).
Exemples d'usage
- Une personne s'inventant un passé héroïque ou des diplômes prestigieux pour séduire son entourage.
- Un individu qui multiplie les fausses alertes à la bombe ou les signalements de crimes imaginaires pour attirer l'attention des autorités.
À ne pas confondre
On la distingue du mensonge utilitaire, qui vise un bénéfice précis (éviter une sanction, obtenir de l'argent). Elle diffère aussi de la simulation, où le sujet feint une maladie pour obtenir des droits, et du délire, où la personne a totalement perdu le contact avec la réalité objective.
Contexte médical
Bien que d'ordre médical, la mythomanie impacte le droit via l'article 122-1 du Code pénal relatif à l'altération du discernement. Elle est également au cœur des expertises de crédibilité régies par le Code de procédure pénale lors de témoignages ou de dénonciations.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Face à un récit qui semble trop extraordinaire ou incohérent dans une procédure judiciaire, il est essentiel de demander une expertise médico-psychologique afin d'évaluer si les propos sont dictés par une pathologie du mensonge.
Questions fréquentes
Le mythomane est-il conscient qu'il ment ?
La conscience est variable ; l'individu peut être de bonne foi dans son récit au moment où il le produit, car il s'identifie à son personnage.
Un mythomane peut-il être condamné pour ses mensonges ?
Oui, si ses récits portent préjudice à autrui (calomnie) ou induisent la justice en erreur (faux témoignage).