📋 À retenir
- Il s'agit d'un trouble de la résonance et non de l'articulation.
- Il peut donner lieu à une indemnisation s'il résulte d'un accident ou d'une erreur médicale.
- L'expertise d'un phoniatre ou d'un ORL est indispensable pour quantifier le préjudice.
Le nasonnement est une modification anormale du timbre de la voix causée par un dysfonctionnement du passage de l'air dans les fosses nasales. La parole semble alors s'échapper par le nez ou, au contraire, être bloquée par une obstruction.
Étymologie
Issu du français « nez », provenant lui-même du latin nasus. Le terme décrit acoustiquement le son produit par la cavité nasale.
Exemples d'usage
- Une paralysie du voile du palais empêchant la fermeture correcte de la cavité buccale.
- Une obstruction nasale sévère due à une déviation de la cloison.
- Une séquelle chirurgicale après l'ablation d'une tumeur de la gorge.
À ne pas confondre
Il faut distinguer le nasonnement de la nasalité, qui est un caractère normal de la langue française (pour prononcer les sons « an » ou « on »). Le nasonnement est une pathologie de la résonance, tandis que le nasillement est souvent utilisé pour une voix aiguë et désagréable sans forcément de cause organique.
Contexte médical
Le nasonnement intervient dans le droit de la réparation du dommage corporel. Il est évalué via le barème indicatif d'invalidité pour déterminer le préjudice fonctionnel lié à la communication et à la phonation.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si ce trouble survient après un accident ou une chirurgie, faites réaliser un bilan orthophonique précis. Ce document servira de preuve technique pour évaluer l'impact sur votre vie sociale et professionnelle lors d'une expertise judiciaire.
Questions fréquentes
Le nasonnement est-il un motif d'invalidité ?
Oui, s'il est permanent et qu'il gêne l'intelligibilité de la parole, il peut être pris en compte pour calculer un taux d'incapacité professionnelle ou fonctionnelle.
Peut-on obtenir réparation pour un nasonnement après une opération ?
Si le trouble est la conséquence d'une faute chirurgicale ou d'un manque d'information sur les risques, une action en responsabilité médicale est possible.