📋 À retenir
- Désigne une origine nerveuse stricte.
- Clé pour établir le lien de causalité entre un accident et un handicap.
- Nécessite souvent des examens complémentaires (électromyogramme) pour être objectivé juridiquement.
Qualifie un trouble, une douleur ou une réaction physiologique dont la cause directe se trouve dans le système nerveux. Cela signifie que le problème ne vient pas de l'organe lui-même, mais des nerfs qui le commandent.
Étymologie
Issu du grec ancien neûron (nerf) et du suffixe -gène (qui produit, qui est issu de). Le terme s'est stabilisé en médecine au XIXe siècle.
Exemples d'usage
- Une vessie neurogène : dysfonctionnement urinaire causé par une lésion de la moelle épinière.
- Un choc neurogène : défaillance circulatoire brutale après un traumatisme du système nerveux central.
- Une douleur neurogène : sensation douloureuse persistante due à une lésion nerveuse (ex: sciatique).
À ne pas confondre
Il se distingue de myogène (origine musculaire), de psychogène (origine psychologique) et d'organique (lésion directe de l'organe concerné sans implication initiale des nerfs).
Contexte médical
Code de la sécurité sociale (barèmes d'incapacité) et Nomenclature Dintilhac. Ce terme est central dans l'évaluation du Déficit Fonctionnel Permanent (DFP) lors d'expertises médicales.
En pratique
Le Conseil d'État et la Cour de cassation valident régulièrement l'indemnisation de syndromes neurogènes (comme le syndrome de la queue de cheval) résultant d'un défaut de diagnostic ou d'une erreur technique lors d'une chirurgie rachidienne.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Lors d'une expertise médicale, veillez à ce que le caractère neurogène des troubles soit bien mentionné par le spécialiste (neurologue), car cela conditionne souvent le taux d'invalidité retenu.
Questions fréquentes
Une douleur neurogène est-elle 'imaginaire' ?
Absolument pas. Contrairement à une douleur psychogène, elle repose sur une lésion physique ou un dysfonctionnement réel des fibres nerveuses.
Pourquoi ce terme est-il important en droit ?
Car il permet de prouver que les séquelles d'une victime découlent directement d'un traumatisme neurologique subi lors d'un accident ou d'une faute médicale.