📋 À retenir
- C'est une composante majeure des séquelles invisibles après un accident.
- Son diagnostic peut être déterminant pour évaluer le taux d'incapacité permanente (AIPP).
- Elle permet d'établir scientifiquement le lien entre un choc physique et des troubles cognitifs ultérieurs.
La neuroinflammation désigne une réaction immunitaire au sein du cerveau ou de la moelle épinière. C'est un processus de défense du système nerveux qui s'active suite à une agression, comme un traumatisme crânien, une infection ou une maladie chronique.
Étymologie
Issu du grec neuron (nerf) et du latin inflammatio (action d'embraser). Le terme souligne la localisation spécifique de la réaction inflammatoire dans les tissus nerveux.
Exemples d'usage
- Une inflammation cérébrale persistante après un choc traumatique lors d'un accident de la circulation.
- La réaction immunitaire observée dans des pathologies comme la sclérose en plaques ou la maladie d'Alzheimer.
- Une réponse biologique consécutive à une exposition prolongée à certains produits toxiques dans un cadre professionnel.
À ne pas confondre
Elle se distingue de l'inflammation systémique car elle est confinée derrière la barrière hémato-encéphalique. Contrairement à une inflammation visible (rougeur, gonflement cutané), elle est invisible à l'examen clinique direct et nécessite une imagerie ou des analyses biologiques spécifiques.
Contexte médical
Code de la santé publique (droits des malades), Nomenclature Dintilhac (indemnisation du dommage corporel), et Code de la sécurité sociale pour la reconnaissance de certaines pathologies neurologiques comme maladies professionnelles.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de traumatisme crânien même léger (commotion), il est recommandé de conserver tous les comptes rendus médicaux mentionnant des maux de tête ou des troubles de la concentration, car ils peuvent être les signes cliniques d'une neuroinflammation ouvrant droit à réparation.
Questions fréquentes
La neuroinflammation peut-elle être indemnisée ?
Oui, si elle est la conséquence directe d'un accident. Elle est prise en compte dans l'évaluation des préjudices physiologiques et des troubles de l'existence.
Comment prouver une neuroinflammation devant un tribunal ?
Elle se prouve généralement par une expertise médicale s'appuyant sur des IRM fonctionnelles, des PET-scans ou des bilans neuropsychologiques documentant les séquelles.
Est-ce une maladie professionnelle ?
Elle peut l'être si elle résulte d'une exposition à des neurotoxiques listés dans les tableaux des maladies professionnelles.