📋 À retenir
- Examen de référence pour le tube digestif supérieur.
- Nécessite impérativement le consentement éclairé du patient après information sur les risques.
- Peut être pratiqué sous anesthésie locale ou générale.
L'œsophago-gastro-duodénoscopie (ou gastroscopie) est un examen médical permettant de visualiser l'intérieur de l'œsophage, de l'estomac et du début de l'intestin grêle. Il utilise un tube souple muni d'une caméra pour diagnostiquer des lésions, des inflammations ou des saignements.
Étymologie
Issu du grec oisophagos (œsophage), gastêr (estomac), du latin médiéval duodenum (douze doigts de long) et du grec skopein (observer).
Exemples d'usage
- Recherche d'un ulcère gastrique suite à des douleurs persistantes.
- Réalisation de prélèvements (biopsies) pour détecter une bactérie ou une maladie cœliaque.
- Contrôle de l'évolution d'une œsophagite.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec la coloscopie, qui explore le gros intestin par les voies basses, ou la fibroscopie, terme plus générique désignant toute exploration par fibres optiques.
Contexte médical
Articles L1111-2 et L1111-4 du Code de la santé publique concernant le droit à l'information et le consentement libre et éclairé du patient avant tout acte médical invasif.
En pratique
La jurisprudence administrative et judiciaire traite régulièrement cet acte sous l'angle de la responsabilité médicale, notamment en cas de perforation accidentelle, en distinguant la faute technique de l'aléa thérapeutique (ex: CE, 5 juillet 2017, n° 394742).
Synonymes
Conseil
Vérifiez que le médecin vous a remis une fiche d'information écrite et assurez-vous de signaler tout antécédent d'allergie ou de trouble de la coagulation avant l'examen.
Questions fréquentes
Quelles sont les obligations d'information du médecin avant cet examen ?
Le médecin doit informer le patient sur le déroulement de l'acte, ses bénéfices et ses risques fréquents ou graves, même exceptionnels.
Un accident lors d'une gastroscopie donne-t-il droit à indemnisation ?
Oui, soit au titre d'une faute prouvée du praticien, soit au titre de la solidarité nationale (ONIAM) en cas d'aléa thérapeutique grave.