📋 À retenir
- C'est une pathologie relevant des troubles obsessionnels-compulsifs (TOC).
- Elle entraîne des risques d'infections locales (paronychies) et des cicatrices définitives.
- Le traitement repose généralement sur une approche pluridisciplinaire (dermatologue et psychiatre).
L'onychotillomanie est un trouble psychiatrique où une personne ressent le besoin irrépressible de s'arracher, de gratter ou de détériorer ses propres ongles, souvent avec les doigts ou des outils. Ce comportement compulsif va au-delà du simple fait de se ronger les ongles et entraîne des lésions physiques visibles.
Étymologie
Le terme est formé à partir des racines grecques onyx (ongle), tillo (arracher ou épiler) et mania (folie ou passion excessive).
Exemples d'usage
- L'utilisation répétée d'une pince à épiler pour détacher des couches de l'ongle jusqu'au sang.
- Le grattage systématique des cuticules et de la matrice de l'ongle provoquant une déformation permanente (dystrophie).
À ne pas confondre
Il faut distinguer l'onychotillomanie de l'onychophagie (se ronger les ongles avec les dents) et de la dermatillomanie (trituration obsessionnelle de la peau).
Contexte médical
Ce trouble est classé dans le DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) sous la catégorie des « troubles répétitifs centrés sur le corps ». Sur le plan du droit de la sécurité sociale, il peut être pris en compte dans l'évaluation d'un handicap psychique par la MDPH s'il entrave la vie sociale ou professionnelle.
Synonymes
Conseil
Si ce comportement devient incontrôlable, il est recommandé de consulter un professionnel de santé pour entamer une thérapie cognitive et comportementale (TCC), reconnue efficace pour ce type de trouble.
Questions fréquentes
L'onychotillomanie est-elle un acte d'autopsychose ?
Non, elle est généralement classée parmi les troubles du contrôle des impulsions ou les TOC, souvent liés à l'anxiété.
Ce trouble peut-il être reconnu comme une maladie professionnelle ?
Seul, non. Mais s'il est un symptôme d'un état d'anxiété généralisé déclenché par des conditions de travail dégradées, il peut figurer dans un dossier d'expertise médicale.
Existe-t-il un traitement juridique pour les dommages corporels ?
Si le trouble est causé par un traumatisme imputable à un tiers, les conséquences physiques et esthétiques peuvent être évaluées lors d'une expertise en dommage corporel.