📋 À retenir
- Théorie du préformisme privilégiant le rôle de la femelle.
- L'individu est considéré comme préexistant à la conception.
- Concept balayé par l'avènement de la génétique et de l'embryologie moderne.
L'ovisme est une ancienne théorie biologique selon laquelle l'embryon préexiste entièrement formé, mais en miniature, à l'intérieur de l'ovule avant même la fécondation. Dans ce système, le parent mâle ne joue qu'un rôle de déclencheur pour la croissance de ce petit être déjà présent.
Étymologie
Dérivé du latin ovum (œuf). Ce terme s'est développé au XVIIe siècle lors des premières observations microscopiques pour expliquer le mystère de la génération.
Exemples d'usage
- La croyance historique selon laquelle l'ovaire d'Ève contenait déjà, de manière emboîtée, les germes de toutes les générations futures de l'humanité.
- Les travaux de naturalistes comme Marcello Malpighi qui affirmaient voir un poulet miniature dans un œuf non encore couvé.
À ne pas confondre
L'ovisme se distingue de l'animalculisme (ou spermatisme), qui plaçait l'individu miniature dans le spermatozoïde, et de l'épigénèse, qui est la réalité scientifique actuelle (l'embryon se forme par étapes successives après la fusion des gamètes).
Contexte médical
Bien que cette notion soit aujourd'hui obsolète en biologie, elle appartient à l'histoire de la pensée qui a façonné les débats philosophiques sur le statut juridique de l'embryon et le début de la vie, aujourd'hui encadrés par le Code de la santé publique.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Invoquez ce terme dans un contexte d'histoire des sciences ou de philosophie du droit pour illustrer comment les erreurs scientifiques passées ont pu influencer la perception de la maternité et de la paternité.
Questions fréquentes
L'ovisme est-il encore reconnu aujourd'hui ?
Non, c'est une théorie erronée. La science a prouvé que l'embryon est le résultat d'une combinaison génétique de deux parents.
Quel est l'intérêt de ce terme pour un juriste ?
Il permet de comprendre l'évolution historique des concepts de 'vie' et de 'personne', ce qui est utile pour l'étude de l'histoire du droit de la famille et de la bioéthique.