📋 À retenir
- C'est un stock limité : contrairement à l'homme, la femme naît avec un nombre définitif de cellules reproductrices.
- C'est le fondement biologique du droit à la procréation et de l'accès aux biotechnologies reproductives.
- Son déclin lié à l'âge justifie juridiquement les dispositifs de préservation de la fertilité.
L'ovogenèse est le processus biologique de formation des ovules (gamètes femelles). En droit de la santé et de la bioéthique, sa compréhension est essentielle pour encadrer l'assistance médicale à la procréation et le don de gamètes.
Étymologie
Dérivé du grec ôon (œuf) et genesis (création, origine). Le terme désigne littéralement la naissance de l'œuf.
Exemples d'usage
- Le prélèvement d'ovocytes matures lors d'un protocole de fécondation in vitro (FIV).
- L'autoconservation d'ovocytes pour des raisons médicales ou sociétales.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec la spermatogenèse (production de gamètes mâles) ou la folliculogenèse (développement du follicule qui abrite l'ovocyte).
Contexte médical
Articles L2141-1 et suivants du Code de la santé publique. Loi n° 2021-1017 du 2 août 2021 relative à la bioéthique (élargissant l'accès à la PMA et à l'autoconservation des gamètes).
En pratique
Bien que le processus biologique lui-même ne fasse pas l'objet de procès, la jurisprudence de la CEDH (ex: arrêt S.H. et autres c. Autriche, 2011) traite indirectement de ses enjeux en validant ou non l'interdiction du don d'ovocytes selon les États.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pour toute question relative à l'altération de l'ovogenèse (endométriose, traitements lourds), consultez les dispositions sur l'autoconservation ovocytaire prévues par la loi Bioéthique de 2021.
Questions fréquentes
L'ovogenèse peut-elle être brevetée ?
Non. En vertu de l'article L611-18 du Code de la propriété intellectuelle, le corps humain et ses processus biologiques naturels ne sont pas brevetables.
La loi permet-elle de manipuler l'ovogenèse ?
La modification génétique des gamètes destinées à la procréation est strictement interdite par les principes de bioéthique en France.