Parentéral

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Évite le tube digestif pour une action plus rapide ou en cas d'impossibilité d'avaler.
  • Nécessite une asepsie rigoureuse pour éviter tout risque infectieux.
  • Acte technique encadré par le Code de la santé publique.

Désigne un mode d'administration de médicaments ou de nutriments qui ne passe pas par le système digestif. On utilise généralement des injections ou des perfusions pour faire pénétrer les substances directement dans les tissus ou le sang.

✎ Étymologie

Vient du grec ancien para (à côté de) et enteron (intestin), signifiant littéralement « qui évite l'intestin ».

📖 Exemples d'usage

  • Une perfusion intraveineuse de glucose pour un patient hospitalisé.
  • Une injection intramusculaire de vaccin.
  • Une nutrition parentérale totale pour une personne ne pouvant plus s'alimenter normalement.

⚠ À ne pas confondre

S'oppose à la voie entérale (par la bouche ou par une sonde gastrique). Il diffère aussi de la voie transdermique (patch) ou topique (crème), bien que ces dernières évitent également le passage digestif.

💊 Contexte médical

Articles R4311-7 et R4311-9 du Code de la santé publique, qui listent les actes d'injection et de perfusion relevant de la compétence des infirmiers sur prescription médicale.

⚡ En pratique

La jurisprudence administrative et civile retient souvent la responsabilité des établissements en cas d'infections nosocomiales liées à une mauvaise manipulation des cathéters ou des voies d'abord parentérales.

⇆ Synonymes

injectable extra-digestif

↔ Antonymes

entéral oral per os

💡 Conseil

En cas de soins à domicile, vérifiez que le matériel utilisé est stérile et que le professionnel de santé respecte les protocoles d'hygiène (lavage des mains, désinfection du point d'injection).

❓ Questions fréquentes

Une infirmière peut-elle pratiquer une injection parentérale seule ?

Elle peut le faire uniquement sur prescription médicale écrite, datée et signée, ou dans le cadre d'un protocole d'urgence.

Quels sont les principaux risques juridiques ?

Le défaut d'asepsie (infection) et l'erreur de produit ou de dosage, qui engagent la responsabilité du professionnel ou de l'établissement.