📋 À retenir
- Acte médical soumis à une prescription écrite et datée du médecin.
- Réalisation et surveillance assurées par le personnel infirmier.
- Risques juridiques liés aux infections nosocomiales et aux erreurs de dosage.
La perfusion est une technique médicale consistant à administrer des liquides (médicaments, nutriments ou sang) de manière lente et continue dans l'organisme. Elle se fait généralement par voie intraveineuse pour assurer une diffusion régulière du produit.
Étymologie
Vient du latin perfusio, dérivé de perfundere (« verser à travers », « arroser »). Le terme a évolué pour désigner l'administration constante de fluides dans le système circulatoire.
Exemples d'usage
- Administration d'une cure de chimiothérapie sur plusieurs heures.
- Réhydratation d'un patient hospitalisé par du sérum physiologique.
- Diffusion continue d'antibiotiques pour traiter une infection sévère.
À ne pas confondre
À la différence de l'injection qui est un acte ponctuel et rapide, la perfusion s'inscrit dans la durée. On la distingue aussi de la transfusion, terme réservé spécifiquement à l'administration de produits sanguins.
Contexte médical
Articles R4311-5 et R4311-7 du Code de la santé publique, qui définissent les actes professionnels des infirmiers. La responsabilité médicale peut être engagée sur le fondement de l'article L1142-1 du même code en cas de faute de surveillance.
En pratique
Les tribunaux condamnent régulièrement des établissements de santé pour défaut de surveillance d'une perfusion ayant entraîné une extravasation (diffusion du produit hors de la veine) causant des nécroses cutanées graves.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous ressentez une douleur ou si vous observez un gonflement autour du cathéter, avertissez immédiatement le personnel soignant. Un défaut de signalement peut parfois être retenu comme un partage de responsabilité en cas de litige.
Questions fréquentes
Une infirmière peut-elle décider seule de poser une perfusion ?
Non, la perfusion doit impérativement faire l'objet d'une prescription médicale préalable.
Qu'est-ce qu'un accident de perfusion ?
Il s'agit souvent d'une infection au point d'entrée ou du passage du produit dans les tissus environnants, ce qui peut engager la responsabilité de l'hôpital.
Le patient peut-il refuser une perfusion ?
Oui, conformément au principe du consentement libre et éclairé, sauf cas d'urgence vitale et impossibilité de consentir.