📋 À retenir
- Le risque de passage à l'acte est quasi nul car le sujet met en place des stratégies d'évitement.
- C'est une manifestation fréquente des Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC).
- La honte associée empêche souvent les patients d'en parler, alors que des traitements existent.
La phobie d'impulsion est un trouble anxieux où une personne craint de perdre le contrôle et de commettre un acte violent, absurde ou immoral, bien qu'elle n'en ait aucune envie. Cette pensée obsédante provoque une détresse intense car elle va à l'encontre des valeurs profondes du sujet.
Étymologie
Issu du grec phobos (peur) et du latin impulsio (poussée, choc). Le terme désigne littéralement la peur d'une poussée soudaine vers un acte non souhaité.
Exemples d'usage
- La peur de lâcher son bébé ou de lui faire du mal.
- La crainte de se précipiter sous un train ou de pousser quelqu'un sur les rails.
- L'appréhension de saisir un couteau de cuisine pour blesser un proche.
À ne pas confondre
Il faut distinguer la phobie d'impulsion du passage à l'acte criminel : le phobique a horreur de sa pensée (pensée égodystonique), tandis que le passage à l'acte implique souvent une absence d'angoisse ou une intentionnalité. Elle diffère aussi de l'impulsivité, où le sujet agit sans réfléchir.
Contexte médical
Bien que d'ordre médical, ce trouble peut intervenir dans le cadre de l'article 122-1 du Code pénal concernant l'expertise psychiatrique, pour démontrer l'absence de dangerosité réelle ou pour expliquer un état de souffrance psychique lors d'une évaluation du discernement.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Ne restez pas seul avec ces pensées : parlez-en à un professionnel de santé mentale. Comprendre qu'il s'agit d'un mécanisme anxieux et non d'un désir caché est la première étape de la guérison.
Questions fréquentes
Le patient est-il dangereux ?
Non, l'angoisse est précisément générée par l'horreur que lui inspire l'idée de l'acte.
Comment se soigne une phobie d'impulsion ?
Principalement par les thérapies cognitives et comportementales (TCC) et parfois par un traitement médicamenteux (antidépresseurs).