Phytopharmacovigilance

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • C'est une surveillance "post-homologation" (après l'autorisation de vente).
  • Elle couvre la santé des applicateurs, des riverains, des consommateurs et l'ensemble des écosystèmes.
  • Elle peut conduire au retrait d'un produit du marché si des effets graves sont constatés.

La phytopharmacovigilance est un réseau de surveillance chargé de détecter les effets indésirables des produits phytosanitaires (pesticides) sur la santé humaine, les animaux, les plantes et l'environnement. Elle permet de suivre les risques réels après la mise sur le marché d'un produit.

✎ Étymologie

Formé à partir du grec phyto (plante), pharmakon (remède ou poison) et du latin vigilantia (surveillance attentive).

📖 Exemples d'usage

  • La surveillance de la contamination des nappes phréatiques par des résidus d'herbicides.
  • Le recensement des cas de maladies professionnelles, comme la maladie de Parkinson, chez les agriculteurs exposés aux pesticides.
  • L'étude de la mortalité massive d'insectes pollinisateurs suite à l'usage d'insecticides.

⚠ À ne pas confondre

Elle se distingue de la pharmacovigilance, qui concerne uniquement les médicaments à usage humain, et de la toxicovigilance, qui porte sur les produits toxiques industriels et domestiques. La phytopharmacovigilance est spécifique aux produits agricoles de protection des cultures.

💊 Contexte médical

Articles L. 253-8-1 à L. 253-8-5 du Code rural et de la pêche maritime. Le dispositif est placé sous la responsabilité de l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail).

⇆ Synonymes

vigilance phytosanitaire surveillance des pesticides

💡 Conseil

Si vous suspectez un effet indésirable lié à un produit de traitement des plantes, vous pouvez le signaler directement sur le portail de signalement de l'ANSES pour contribuer à la sécurité sanitaire collective.

❓ Questions fréquentes

Qui participe à cette surveillance ?

L'ANSES s'appuie sur des réseaux de vigilance existants comme les centres antipoison, les organismes de surveillance de la qualité de l'air ou de l'eau, et les professionnels de santé.

Est-ce obligatoire ?

Oui, les fabricants et distributeurs ont l'obligation légale de déclarer tout effet indésirable suspecté dont ils ont connaissance.