📋 À retenir
- Technique de dernier recours quand la pression directe est impossible ou inefficace.
- Nécessite une connaissance précise de l'anatomie pour localiser les artères.
- Doit être maintenu sans interruption jusqu'au relais par les secours professionnels.
Le point de compression est une technique de premiers secours permettant d'arrêter un saignement massif. Elle consiste à appuyer manuellement sur une artère contre un os, en amont de la blessure, pour interrompre la circulation sanguine vers la plaie.
Étymologie
Composé du latin punctum (piqûre, puis marque) et compressio (action de presser ensemble). Le terme désigne l'endroit précis où la pression doit être exercée.
Exemples d'usage
- La compression de l'artère fémorale dans le pli de l'aine pour une plaie grave à la jambe.
- La compression de l'artère humérale à l'intérieur du bras pour une hémorragie du membre supérieur.
- La compression de l'artère sous-clavière derrière la clavicule.
À ne pas confondre
Il se distingue de la pression directe (appui exercé directement sur la plaie) et du garrot (dispositif de serrage circulaire). Contrairement au garrot, le point de compression nécessite une présence constante du sauveteur pour maintenir la pression.
Contexte médical
Article 223-6 du Code pénal (obligation de porter secours). Référentiels de la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises (DGSCGC) encadrant les formations PSC1 et PSE.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous êtes témoin d'une hémorragie, privilégiez d'abord la pression directe avec un linge propre. Si cela échoue et que vous n'avez pas de garrot, le point de compression est une alternative, mais contactez immédiatement les secours (15 ou 112).
Questions fréquentes
Le point de compression est-il encore enseigné ?
Il a été largement retiré des formations de base (PSC1) au profit du garrot tournichet, jugé plus simple et plus efficace pour le grand public.
Peut-on faire un point de compression au cou ?
La compression de la carotide est extrêmement dangereuse et n'est pratiquée que dans des protocoles médicaux très spécifiques pour éviter l'arrêt de l'irrigation du cerveau.
Quand faut-il l'utiliser ?
Uniquement en cas d'hémorragie externe abondante ne pouvant être stoppée par d'autres moyens, comme en présence d'un corps étranger dans la plaie.