📋 À retenir
- Il s'agit d'une anomalie congénitale généralement bénigne.
- Ces seins supplémentaires peuvent être sujets aux mêmes pathologies que les seins normaux (inflammations, tumeurs).
- Le traitement est essentiellement chirurgical si la pathologie est gênante ou inesthétique.
La polymastie est une condition médicale rare caractérisée par la présence d'un ou plusieurs seins supplémentaires en plus des deux habituels. Contrairement à de simples mamelons en trop, ces seins surnuméraires possèdent du tissu glandulaire capable de fonctionner.
Étymologie
Le mot provient du grec ancien poly (plusieurs) et mastos (mamelle ou sein).
Exemples d'usage
- Présence d'un petit sein fonctionnel situé dans le creux de l'aisselle.
- Développement d'une glande mammaire surnuméraire sur la ligne allant de l'aisselle à l'aine (ligne lactée) durant une grossesse.
À ne pas confondre
Il convient de distinguer la polymastie de la polythélie, qui désigne la présence de mamelons supplémentaires sans tissu mammaire interne. Elle diffère aussi de l'ectopie mammaire, où le tissu est situé en dehors de la ligne mammaire normale.
Contexte médical
La prise en charge relève du Code de la santé publique (droit aux soins). Sur le plan de la sécurité sociale, l'intervention chirurgicale peut être classée comme acte de chirurgie réparatrice (Code CCAM) si une gêne fonctionnelle ou psychologique est reconnue.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous présentez une polymastie, il est important d'inclure ces zones lors des examens cliniques réguliers ou des mammographies de dépistage, car le tissu glandulaire accessoire présente les mêmes risques que le tissu mammaire classique.
Questions fréquentes
L'ablation d'un sein surnuméraire est-elle remboursée ?
Oui, si l'intervention est jugée à visée réparatrice (douleurs, gêne fonctionnelle) et non purement esthétique.
Un sein surnuméraire peut-il produire du lait ?
Oui, s'il contient du tissu glandulaire complet, il peut réagir aux hormones de la grossesse et de la lactation.
Est-ce fréquent ?
Non, c'est une anomalie rare qui touche environ 1 à 5 % de la population, avec une prévalence variable selon les ethnies.