📋 À retenir
- La prédation par des espèces protégées peut ouvrir droit à une indemnisation par l'État.
- Le statut de prédateur ne permet pas sa destruction libre sans autorisation administrative.
- Le droit cherche un équilibre entre biodiversité et protection des activités agricoles.
La prédation est le mode de vie d'un animal qui se nourrit de proies qu'il capture. En droit de l'environnement, cela concerne principalement la gestion des espèces protégées et la responsabilité liée aux dégâts causés aux activités humaines.
Étymologie
Vient du latin praedatio, dérivé de praeda (« proie », « butin »). Il désignait initialement le pillage avant de s'appliquer aux sciences naturelles.
Exemples d'usage
- L'attaque d'un troupeau de brebis par un loup, espèce protégée.
- La capture de poissons par des oiseaux piscivores dans un élevage aquacole.
À ne pas confondre
À distinguer du parasitisme, où le parasite survit aux dépens de son hôte sans le tuer immédiatement, et de la compétition, qui est une lutte pour une ressource commune sans prédation directe.
Contexte médical
Articles L411-1 et suivants du Code de l'environnement sur la protection de la faune sauvage. Articles L427-6 et suivants concernant la destruction des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (ESOD).
En pratique
Le Conseil d'État reconnaît la responsabilité de l'État pour les dommages anormaux et spéciaux causés aux troupeaux par des prédateurs réintroduits ou protégés (CE, 1987, Ministre de l'Environnement c. Société de chasse de la plaine de l'Arce).
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pour bénéficier des aides à la protection (chiens de garde, clôtures) et des indemnisations, les éleveurs doivent souvent justifier de la mise en place de mesures de prévention contre la prédation.
Questions fréquentes
Peut-on éliminer un prédateur qui attaque un élevage ?
Cela dépend du statut de l'espèce. Si elle est protégée (loup, ours), des protocoles stricts de tirs d'effarouchement ou de défense sont nécessaires.
Comment être indemnisé en cas d'attaque ?
Il faut faire constater les dommages par l'Office Français de la Biodiversité (OFB) dans les 48 heures pour prouver la responsabilité du prédateur.