📋 À retenir
- Le chirurgien a une obligation d'information renforcée sur les séquelles fonctionnelles possibles.
- L'intervention peut être réalisée par voie ouverte, laparoscopie ou assistance robotisée.
- Le préjudice sexuel ou d'agrément peut donner lieu à indemnisation en cas de manquement au devoir de conseil.
La prostatectomie est une opération chirurgicale qui consiste à retirer tout ou partie de la prostate. Elle est principalement pratiquée en cas de cancer localisé ou d'augmentation excessive du volume de cette glande gênant la miction.
Étymologie
Dérivé du grec prostatēs (« qui se tient en avant ») et du suffixe -ectomie issu du grec ektomē (« excision », « ablation »).
Exemples d'usage
- Prostatectomie radicale : ablation totale de la prostate et des vésicules séminales, souvent liée au traitement du cancer.
- Prostatectomie partielle : retrait d'une partie seulement de la glande, généralement pour traiter une hypertrophie bénigne.
À ne pas confondre
À distinguer de la cystectomie (ablation de la vessie) et de la vasectomie (section des canaux déférents à visée contraceptive). Elle diffère également de la simple biopsie, qui n'est qu'un prélèvement à visée diagnostique.
Contexte médical
Articles L1111-2 et suivants du Code de la santé publique relatifs au droit à l'information du patient. Article L1142-1 concernant la responsabilité des professionnels de santé en cas de faute ou d'aléa thérapeutique.
En pratique
La jurisprudence administrative et judiciaire traite fréquemment de la prostatectomie sous l'angle du défaut d'information, notamment concernant les risques d'impuissance (dysfonction érectile) ou d'incontinence urinaire, qui doivent être impérativement signalés au patient avant l'intervention (ex: Cass. Civ. 1ère, 20 juin 2000).
Synonymes
Conseil
Conservez systématiquement le formulaire de consentement éclairé signé et demandez un double de votre dossier médical complet, incluant le compte-rendu opératoire, pour vérifier la conformité de l'acte en cas de complications imprévues.
Questions fréquentes
Le médecin doit-il m'informer des risques d'impuissance ?
Oui, c'est une obligation légale. Le défaut d'information sur ce risque spécifique permet d'obtenir réparation pour une perte de chance d'éviter l'opération.
L'incontinence post-opératoire est-elle considérée comme une faute médicale ?
Pas nécessairement. C'est un risque inhérent à l'intervention. Il faut prouver une maladresse chirurgicale ou un manque d'information pour engager la responsabilité du praticien.
Puis-je refuser une prostatectomie ?
Oui, en vertu du principe du consentement libre et éclairé, sauf cas d'urgence vitale empêchant le recueil du consentement.