📋 À retenir
- Le terme est devenu « trouble bipolaire » dans les classifications modernes (DSM-5, CIM-11).
- La pathologie peut entraîner une altération ou une abolition du discernement.
- Elle nécessite souvent une protection juridique (curatelle ou tutelle) pour sécuriser les biens du malade.
Ancienne appellation médicale de ce que l'on nomme aujourd'hui le trouble bipolaire. C'est une pathologie psychiatrique caractérisée par une alternance de phases d'euphorie excessive (manie) et de phases de dépression profonde.
Étymologie
Terme popularisé par Emil Kraepelin à la fin du XIXe siècle. Il associe « psychose » (trouble mental grave), « manie » (du grec mania, folie/transport) et « dépression » (du latin deprimere, presser vers le bas).
Exemples d'usage
- Une personne en phase maniaque effectuant des achats compulsifs et inconsidérés mettant en péril son patrimoine.
- Un état de prostration absolue lors d'une phase dépressive empêchant toute activité sociale ou professionnelle.
À ne pas confondre
Se distingue de la dépression unipolaire, qui ne comporte pas d'épisodes de manie, et du trouble de la personnalité borderline, où les changements d'humeur sont plus brefs et souvent déclenchés par des facteurs relationnels.
Contexte médical
Article 122-1 du Code pénal (responsabilité pénale), articles 414-1 et 425 du Code civil (protection des majeurs et validité des actes), et articles L3211-1 et suivants du Code de la santé publique (soins sans consentement).
En pratique
La jurisprudence civile annule fréquemment des actes de vente ou des libéralités pour insanité d'esprit lorsque la preuve est rapportée que l'auteur était dans une phase maniaque aiguë au moment de la signature.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pour protéger un proche souffrant de cette pathologie, il est conseillé de mettre en place une mesure de protection juridique (comme la curatelle) afin d'éviter que les phases maniaques n'entraînent des conséquences financières irréparables.
Questions fréquentes
La psychose maniacodépressive permet-elle d'éviter une condamnation pénale ?
Si l'expertise psychiatrique démontre que le discernement était aboli au moment des faits, l'irresponsabilité pénale peut être prononcée.
Peut-on annuler un contrat signé par une personne souffrant de ce trouble ?
Oui, si l'on prouve que le trouble mental existait au moment précis de l'acte, créant une insanité d'esprit.