📋 À retenir
- Terme archaïque lié à la théorie des humeurs.
- Désigne un épaississement anormal des fluides biologiques.
- Indique un état d'échauffement interne excessif.
Qualifie un état des liquides du corps (humeurs) devenus trop épais, denses ou altérés suite à une chaleur excessive ou une fièvre prolongée. C'est un terme de la médecine ancienne qui décrit un déséquilibre interne.
Étymologie
Vient du latin recoctus, participe passé de recoquere (« cuire de nouveau » ou « cuire longuement »). Il évoque l'idée d'un liquide réduit et épaissi par une cuisson trop intense.
Exemples d'usage
- Une bile recuite par une colère ou une inflammation chronique.
- Un sang recuit observé chez des patients souffrant de fièvres ardentes.
À ne pas confondre
Se distingue de la coction, qui est le processus normal et sain de maturation des humeurs par l'organisme. Le caractère recuit est au contraire le signe d'un dépassement pathologique.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous rencontrez ce terme dans un texte ancien, interprétez-le comme le signe d'une inflammation ou d'une pathologie liée à une chaleur corporelle mal régulée.
Questions fréquentes
Ce terme est-il encore utilisé en médecine moderne ?
Non, il est tombé en désuétude avec l'abandon de la médecine humorale au profit de la physiologie moderne.
Où rencontre-t-on ce mot aujourd'hui ?
Essentiellement dans la littérature classique (XVIIe-XVIIIe siècles) ou dans l'étude de l'histoire des sciences.