📋 À retenir
- Deuxième stade larvaire chez les trématodes parasites.
- Capacité de multiplication asexuée (polyembryonie) augmentant massivement le nombre d'individus.
- Indicateur de la présence de cycles parasitaires dans un milieu aquatique.
La rédie est une étape intermédiaire du développement de certains vers parasites, les trématodes. Elle se forme à l'intérieur d'un premier hôte (souvent un escargot) et produit par multiplication d'autres larves appelées cercaires.
Étymologie
Le mot a été forgé en hommage à Francesco Redi (1626-1697), un naturaliste et médecin italien célèbre pour ses travaux sur la génération spontanée et les parasites.
Exemples d'usage
- La rédie de la Grande Douve du foie (Fasciola hepatica) se développant dans le corps d'une limnée.
- Les rédies présentes dans les tissus digestifs des mollusques d'eau douce après l'infection par un miracidium.
À ne pas confondre
À la différence du sporocyste (un autre stade larvaire), la rédie possède une bouche et un appareil digestif rudimentaire, ce qui lui permet de consommer activement les tissus de son hôte.
Contexte médical
Bien que purement biologique, la gestion des risques liés à ces parasites (comme la distomatose) est encadrée par le Code de la santé publique et le Code rural pour la sécurité sanitaire des aliments et des élevages.
Synonymes
Conseil
En zone rurale, évitez de consommer du cresson de fontaine sauvage ou des plantes poussant en zone humide sans contrôle, car ils peuvent être porteurs de larves issues de rédies développées dans les escargots voisins.
Questions fréquentes
La rédie est-elle visible à l'œil nu ?
Non, c'est une larve microscopique qui ne peut être observée qu'en disséquant l'hôte intermédiaire au microscope.
Peut-on être infecté par une rédie ?
Non directement. L'humain est infecté par les stades ultérieurs (métacercaires) présents sur des végétaux ou dans l'eau, mais la rédie est le 'moteur' de cette production.
Tous les parasites ont-ils un stade rédie ?
Non, ce stade est spécifique au cycle de vie complexe des trématodes digènes.