📋 À retenir
- L'immunité après une première infection peut être temporaire.
- La réinfection peut impliquer une souche ou un variant différent.
- Sur le plan juridique, prouver une réinfection peut être crucial pour établir l'origine d'un dommage corporel ou une faute médicale.
La réinfection désigne le fait de contracter à nouveau une maladie infectieuse après en avoir été guéri. Elle survient lorsque les défenses immunitaires s'affaiblissent ou que le microbe évolue pour contourner la protection initiale.
Étymologie
Dérivé du latin infectio (teinture, souillure) associé au préfixe ré- indiquant la répétition.
Exemples d'usage
- Une personne contractant la Covid-19 une seconde fois avec un variant différent.
- Une nouvelle infection urinaire survenant plusieurs mois après la guérison complète d'un précédent épisode.
À ne pas confondre
À distinguer de la rechute, où la maladie initiale n'était pas totalement éliminée, et de la réactivation, où un virus déjà présent dans l'organisme (comme l'herpès) redevient actif.
Contexte médical
Articles L1142-1 et suivants du Code de la santé publique relatifs à la responsabilité médicale et aux infections nosocomiales. Les protocoles de la Haute Autorité de Santé (HAS) définissent souvent les critères biologiques de la réinfection.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de suspicion de réinfection suite à des soins hospitaliers, conservez tous les bilans biologiques (PCR, sérologies) pour permettre une expertise médicale comparée.
Questions fréquentes
Une réinfection est-elle toujours moins grave ?
Pas nécessairement. La gravité dépend de l'état de santé de la personne et de la virulence de la nouvelle souche.
Peut-on parler de réinfection pour une maladie chronique ?
Non, la réinfection suppose une guérison totale documentée entre les deux épisodes infectieux.
Quel est l'impact sur les assurances ?
La preuve d'une réinfection peut permettre de distinguer un nouvel accident de santé d'une pathologie préexistante, influençant ainsi la prise en charge.