📋 À retenir
- C'est une réponse immunitaire naturelle mais indésirable.
- Le risque de rejet impose une obligation d'information renforcée du médecin.
- Il peut ouvrir droit à indemnisation par l'ONIAM en cas d'aléa thérapeutique grave.
Le rejet est une réaction de défense du système immunitaire qui identifie un organe ou un tissu transplanté comme un corps étranger et tente de le détruire. Pour prévenir ce phénomène, le patient doit généralement suivre un traitement médical strict à vie.
Étymologie
Dérivé du vieux français « rejeter », issu du latin re- (en arrière) et jactare (jeter). Il désigne l'action de repousser ce qui n'est pas admis.
Exemples d'usage
- Le rejet aigu d'un greffon rénal quelques jours après la transplantation.
- Le rejet chronique d'une greffe de cornée entraînant une perte progressive de la vision.
- La réaction de rejet suite à une allogreffe de moelle osseuse.
À ne pas confondre
Il ne faut pas confondre le rejet avec l'incompatibilité (décelée avant la greffe) ou l'échec technique de la chirurgie (problème de suture ou de vascularisation non lié à l'immunité).
Contexte médical
Le cadre légal repose sur le Code de la santé publique, notamment les articles L1211-1 et suivants relatifs au don et à l'utilisation des éléments du corps humain. La loi impose une information rigoureuse du patient sur les risques de rejet (obligation d'information).
En pratique
La jurisprudence administrative et civile retient que le rejet est souvent considéré comme un aléa thérapeutique, sauf s'il est causé par une faute médicale (mauvaise évaluation de la compatibilité ou défaut de surveillance post-opératoire).
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de suspicion de rejet, documentez précisément le suivi médical et vérifiez si l'information sur ce risque vous a été délivrée par écrit avant l'intervention pour protéger vos droits.
Questions fréquentes
Le rejet est-il considéré comme une faute médicale ?
Non, le rejet est un risque inhérent à toute greffe. Il n'y a faute que si les tests de compatibilité ont été négligés ou si le suivi médical a été insuffisant.
Un patient peut-il refuser le traitement contre le rejet ?
Oui, en vertu du principe du consentement libre et éclairé, mais le médecin doit l'informer des conséquences vitales de ce choix.
L'aléa thérapeutique s'applique-t-il au rejet ?
Oui, si le rejet entraîne des conséquences graves sans faute du chirurgien, une indemnisation au titre de la solidarité nationale peut être envisagée.