📋 À retenir
- C'est une réaction biologique involontaire, non une décision réfléchie.
- Elle mobilise le système nerveux sympathique (adrénaline, cortisol).
- Elle est cruciale pour comprendre le comportement des victimes et des prévenus lors d'événements traumatiques.
C'est un mécanisme de survie automatique qui prépare le corps à agir face à un danger immédiat. Le cerveau libère des hormones pour permettre soit d'affronter la menace, soit de s'enfuir le plus vite possible.
Étymologie
Traduction de l'anglais fight-or-flight response, concept théorisé par le physiologiste américain Walter Cannon en 1915 pour décrire les réactions biochimiques liées au stress aigu.
Exemples d'usage
- Une victime qui repousse violemment un agresseur par pur réflexe de survie.
- Un piéton qui fait un bond prodigieux sur le trottoir en entendant un crissement de pneus.
- L'accélération subite du rythme cardiaque et de la respiration lors d'une menace imminente.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec la sidération (ou état de freeze), où l'individu est paralysé par la peur, incapable de bouger ou de crier.
Contexte médical
Articles 122-2 (la contrainte) et 122-5 (la légitime défense) du Code pénal. Bien que physiologique, cette réponse est invoquée pour analyser l'intentionnalité et le discernement au moment des faits.
En pratique
La jurisprudence française examine souvent l'état de stress intense pour évaluer si la réaction de défense d'une victime était proportionnée ou si son discernement était altéré par une menace de mort imminente.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Lors d'un témoignage, il est important de préciser les manifestations physiques ressenties (vision tunnel, audition sélective) pour aider les experts à comprendre le caractère instinctif de vos actes.
Questions fréquentes
Cette réaction peut-elle exonérer de toute responsabilité pénale ?
Pas automatiquement, mais elle peut être utilisée pour démontrer une contrainte irrésistible ou l'absence d'intention criminelle.
Est-ce que tout le monde réagit de la même façon ?
Non, l'intensité et le choix entre combat ou fuite dépendent de la perception individuelle du danger et du contexte environnemental.
Quelles sont les séquelles physiques ?
Une fois la menace passée, le corps peut ressentir un épuisement total, des tremblements ou des troubles de la mémoire immédiate.