📋 À retenir
- Protection contre les infections transmissibles sexuellement (ITS).
- Usage de barrières physiques (préservatifs, digues).
- Responsabilité individuelle et collective dans la santé sexuelle.
Le sécurisexe désigne l'adoption de comportements et l'utilisation de protections visant à réduire au maximum les risques de transmission d'infections transmissibles sexuellement (ITS) et du VIH.
Étymologie
Néologisme construit par télescopage des mots « sécurité » et « sexe ». Il est principalement utilisé au Canada francophone comme équivalent de l'expression anglaise « safe sex ».
Exemples d'usage
- L'usage systématique et correct du préservatif (masculin ou féminin).
- L'utilisation de digues dentaires pour les rapports bucco-génitaux.
- Le recours à la prophylaxie pré-exposition (PrEP) pour prévenir l'infection par le VIH.
À ne pas confondre
Le sécurisexe se distingue de l'abstinence (absence de rapports) en ce qu'il permet une activité sexuelle tout en gérant le risque. Il diffère également du concept de « fidélité » qui, sans dépistage préalable, n'offre pas de garantie sanitaire réelle.
Contexte médical
Au Canada, bien que le sécurisexe relève de la santé publique, le Code criminel peut intervenir en cas de non-divulgation d'une maladie grave (comme le VIH) si cela vicie le consentement au sens de l'article 273.
En pratique
L'arrêt de la Cour suprême du Canada R. c. Mabior (2012) établit que la non-divulgation de la séropositivité n'est criminelle que s'il existe une « possibilité réaliste de transmission », ce qui inclut l'usage du préservatif associé à une charge virale faible.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Intégrez le dépistage régulier à votre routine de santé. Le sécurisexe est plus efficace lorsqu'il est combiné à une communication ouverte avec ses partenaires sexuels.
Questions fréquentes
Le sécurisexe élimine-t-il tout risque ?
Non, il minimise les risques de transmission mais ne les supprime pas totalement, certaines infections pouvant se transmettre par contact cutané.
Le sécurisexe concerne-t-il uniquement le VIH ?
Non, il englobe la protection contre toutes les ITS, comme la syphilis, la chlamydia, la gonorrhée ou l'herpès.
Est-ce un terme juridique ?
C'est avant tout un terme médical et sociologique, mais il a des implications juridiques concernant le devoir d'information des partenaires.