📋 À retenir
- En électricité, elle peut engager la responsabilité du gestionnaire de réseau.
- En médecine, elle impose un devoir de vigilance et de surveillance du personnel soignant.
- La preuve du préjudice nécessite souvent une expertise technique ou médicale.
La sous-tension désigne une situation où le niveau de pression (sanguine) ou de force électrique est inférieur à la normale. En électricité, cela peut endommager les appareils, tandis qu'en médecine, cela correspond à une baisse de tension artérielle.
Étymologie
Issu du préfixe latin sub- (sous) et de tensio (action de tendre). Le terme s'est stabilisé au XIXe siècle avec les progrès de la physique et de la physiologie.
Exemples d'usage
- Une chute de tension sur le réseau électrique public provoquant le dysfonctionnement d'un serveur informatique.
- Une hypotension orthostatique chez un patient hospitalisé entraînant une chute accidentelle.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec la surtension (excès de tension) ou la coupure de courant (absence totale). En médecine, on distingue la sous-tension chronique de la sous-tension aiguë (choc).
Contexte médical
En électricité : Norme NF C 15-100 et responsabilité contractuelle du fournisseur (Code civil). En médecine : Article L1110-5 du Code de la santé publique relatif à la sécurité des soins.
En pratique
La Cour de cassation a déjà retenu la responsabilité de plein droit du distributeur d'électricité pour les dommages causés aux appareils électriques des usagers par une tension irrégulière (Cass. Civ 1ère, 15 juin 1994).
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de dommages électriques, conservez les appareils défectueux pour expertise et adressez une mise en demeure à votre fournisseur d'énergie sans délai.
Questions fréquentes
Puis-je être indemnisé en cas de sous-tension électrique ?
Oui, si vous prouvez que la sous-tension a endommagé vos appareils et que le fournisseur n'a pas respecté ses obligations contractuelles.
Une sous-tension médicale est-elle toujours fautive ?
Non, elle n'est fautive que si elle est la conséquence d'une erreur de diagnostic, d'un traitement inadapté ou d'un manque de surveillance.