Spéléotomie

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Acte chirurgical spécifique au traitement des formes graves ou résistantes de la tuberculose.
  • Nécessite impérativement le consentement éclairé du patient face aux risques respiratoires.
  • Devenue rare aujourd'hui grâce aux progrès de l'antibiothérapie.

La spéléotomie est une opération chirurgicale qui consiste à ouvrir et à drainer une cavité (appelée caverne) formée dans le poumon par la tuberculose. Cet acte permet de nettoyer directement le foyer de l'infection lorsque les traitements médicamenteux sont insuffisants.

✎ Étymologie

Issu du grec spêlaion (« caverne », « grotte ») et tomê (« incision », « coupe »). Le terme illustre l'action de pratiquer une ouverture dans une zone pulmonaire creusée par la maladie.

📖 Exemples d'usage

  • Mise en place d'un drainage direct dans une lésion pulmonaire tuberculeuse résistante.
  • Traitement chirurgical localisé d'une aspergillose greffée sur une ancienne cavité de spéléotomie.

⚠ À ne pas confondre

À distinguer de la lobectomie ou de la pneumonectomie, qui consistent à retirer tout ou partie du poumon. La spéléotomie se limite à l'ouverture et au nettoyage de la cavité sans ablation systématique du lobe pulmonaire.

💊 Contexte médical

L'acte relève du Code de la santé publique, notamment les articles L1111-2 et suivants concernant l'obligation d'information du patient. Il est répertorié dans la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP).

⇆ Synonymes

cavernotomie drainage pulmonaire

💡 Conseil

En cas de recours à cette chirurgie lourde, il est recommandé de demander un compte-rendu opératoire détaillé pour conserver une trace de l'étendue de l'intervention dans le dossier médical personnel.

❓ Questions fréquentes

Pourquoi pratiquer une spéléotomie aujourd'hui ?

Elle est réservée aux cas où les antibiotiques échouent ou si la cavité pulmonaire présente un risque de surinfection grave.

Le chirurgien peut-il être responsable en cas d'échec ?

L'obligation du médecin est une obligation de moyens, non de résultat. La responsabilité nécessite la preuve d'une faute ou d'un manque d'information.