Stypage

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Anesthésie locale par réfrigération immédiate.
  • Utilisation d'un tampon (stype) imbibé d'un agent volatil.
  • Risque de brûlure thermique (gelure) si l'application est trop longue.

Le stypage est une technique d'anesthésie locale consistant à insensibiliser une petite zone de la peau par un froid intense. On applique pour cela un coton imbibé d'un produit chimique qui s'évapore très rapidement, comme le chlorure de méthyle.

✎ Étymologie

Dérivé du latin stypsis (resserrement) et du grec ancien, en lien avec l'utilisation d'un tampon ou d'une mèche (stype) pour appliquer une substance sur les tissus.

📖 Exemples d'usage

  • Anesthésie de la peau avant une petite incision superficielle.
  • Insensibilisation locale préalable à une ponction ou à une injection douloureuse.

⚠ À ne pas confondre

Le stypage se distingue de la cryochirurgie, qui utilise le froid pour détruire des tissus (verrues, tumeurs), et de la cryothérapie, utilisée pour le traitement global de l'inflammation ou de la douleur musculaire.

💊 Contexte médical

Articles L1110-1 et suivants du Code de la santé publique (droits des patients et qualité des soins). Réglementation européenne sur les substances chimiques volatiles concernant l'usage du chlorure de méthyle.

⇆ Synonymes

cryoanesthésie anesthésie par réfrigération

↔ Antonymes

anesthésie générale hyperthermie

💡 Conseil

Le praticien doit veiller à ne pas prolonger le contact avec la peau au-delà de quelques secondes pour éviter toute nécrose cutanée liée au froid extrême.

❓ Questions fréquentes

Le stypage est-il encore utilisé aujourd'hui ?

Cette technique est devenue rare. Elle est aujourd'hui largement remplacée par des sprays cryogènes plus simples ou des crèmes anesthésiantes de contact.

Est-ce douloureux ?

L'application provoque une sensation de froid intense et parfois de picotement, mais elle supprime la douleur de l'acte chirurgical qui suit.

Y a-t-il des contre-indications ?

Elle est déconseillée sur les zones mal irriguées ou chez les patients souffrant du syndrome de Raynaud.