📋 À retenir
- Risque vital lié aux troubles du rythme cardiaque.
- Nécessité d'une surveillance biologique (digoxinémie) régulière.
- Responsabilité médicale engagée en cas de surdosage évitable.
Le fait d'administrer une dose excessive de médicaments issus de la digitale (comme la digoxine) à un patient. Cette situation est critique car ces substances ont une marge de sécurité très étroite entre l'effet thérapeutique et la toxicité.
Étymologie
Dérivé du latin digitalis (relatif au doigt), en référence à la forme de la fleur de la plante digitale. Le préfixe « sur- » indique l'excès dans l'administration du traitement cardiotonique.
Exemples d'usage
- Une erreur de prescription chez un patient âgé dont les reins éliminent mal le médicament.
- Une confusion de dosage lors de l'administration intraveineuse en milieu hospitalier.
À ne pas confondre
À distinguer de la digitalisation, qui est l'imprégnation normale de l'organisme par le médicament pour obtenir l'effet cardiaque recherché, et du digitalisme, qui désigne l'état d'intoxication qui en résulte.
Contexte médical
Article L1142-1 du Code de la santé publique. La responsabilité du professionnel de santé peut être engagée en cas de faute caractérisée dans la prescription ou le suivi biologique du traitement.
En pratique
La jurisprudence sanctionne régulièrement les erreurs de posologie médicamenteuse lorsqu'elles entraînent un dommage corporel, retenant souvent un défaut de surveillance ou une négligence dans l'analyse des antécédents du patient.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de traitement par digitaliques, le patient doit être informé de l'importance de respecter strictement les doses et de signaler immédiatement toute perte d'appétit ou trouble visuel.
Questions fréquentes
Quels sont les symptômes d'une surdigitalisation ?
Ils se manifestent par des nausées, des vomissements, une vision jaunie et des ralentissements cardiaques graves.
La responsabilité de l'infirmier peut-elle être engagée ?
Oui, si l'erreur survient lors de l'administration malgré une prescription correcte, ou s'il n'a pas alerté sur des signes de toxicité visibles.
Est-ce une faute médicale automatique ?
Pas nécessairement, il faut prouver que l'erreur était évitable et qu'elle a causé un préjudice direct au patient.