📋 À retenir
- Acte chirurgical d'urgence pour élargir le diamètre du bassin.
- Pratique devenue extrêmement rare dans les pays dotés d'un accès rapide à la césarienne.
- Nécessite obligatoirement le consentement de la patiente, sauf urgence vitale absolue.
La symphyséotomie est une intervention chirurgicale consistant à sectionner le cartilage qui unit les deux os du pubis. Elle vise à élargir le bassin pour faciliter l'accouchement lorsque le passage du bébé est obstrué.
Étymologie
Dérivé du grec ancien sun (ensemble), phuein (croître) et tomê (coupure). Littéralement, il s'agit de couper la zone de jonction naturelle des os pubiens.
Exemples d'usage
- Utilisation exceptionnelle lors d'un accouchement en cas de dystocie des épaules (blocage du bébé).
- Pratique historique privilégiée avant la généralisation sécurisée de la césarienne.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec la césarienne, qui consiste à ouvrir l'utérus, ni avec l'épisiotomie, qui est une incision des tissus mous du périnée.
Contexte médical
Code de la santé publique : Article L1111-4 (consentement libre et éclairé du patient) et Article L1142-1 (responsabilité médicale en cas de faute ou de défaut d'information).
En pratique
Des contentieux historiques, notamment en Irlande et parfois en France, ont porté sur la réalisation de cet acte sans le consentement explicite des patientes, entraînant des séquelles invalidantes et des demandes d'indemnisation pour traitement inhumain ou dégradant.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de douleurs pelviennes persistantes suite à un accouchement difficile, demandez la copie intégrale de votre dossier médical pour vérifier si cet acte a été pratiqué et si les règles d'information ont été respectées.
Questions fréquentes
La symphyséotomie est-elle encore pratiquée ?
Elle est quasi-inexistante en France, remplacée par la césarienne, mais peut être utilisée dans des pays où les plateaux techniques chirurgicaux sont limités.
Quelles sont les séquelles possibles ?
Elle peut entraîner des douleurs chroniques au bassin, une instabilité de la marche ou des problèmes d'incontinence.
Est-ce une faute médicale ?
Ce n'est pas une faute en soi si l'acte est justifié médicalement, mais l'absence d'information préalable sur les risques peut ouvrir droit à réparation.