Syphilicome

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Établissement historique spécialisé dans le traitement de la syphilis.
  • Marqueur de l'histoire de la santé publique et de la lutte antivénérienne.
  • Terme aujourd'hui remplacé par les services de dermatologie ou les centres de dépistage (CeGIDD).

Un syphilicome était un établissement de santé ou un dispensaire spécifiquement dédié au traitement de la syphilis. Ces centres spécialisés jouaient un rôle clé dans la gestion de l'hygiène publique avant l'arrivée des antibiotiques modernes.

✎ Étymologie

Composé du mot « syphilis » et du suffixe grec -come (tiré de komein, soigner), sur le modèle de « nosocome » qui désigne l'hôpital.

📖 Exemples d'usage

  • Le fonctionnement des services spécialisés de l'hôpital Saint-Louis à Paris au XIXe siècle.
  • Les dispensaires prophylactiques mis en place par les municipalités pour endiguer les épidémies vénériennes.

⚠ À ne pas confondre

À la différence d'un hôpital généraliste, le syphilicome est une structure monovalente. Il se distingue aussi du lazaret, qui était un lieu d'isolement forcé pour les maladies pestilentielles, alors que le syphilicome visait davantage le soin et le suivi médical suivi.

💊 Contexte médical

Anciennes lois sur la prophylaxie des maladies vénériennes (notamment la loi du 31 décembre 1970, aujourd'hui intégrée au Code de la santé publique, bien que le terme soit devenu obsolète juridiquement).

⇆ Synonymes

dispensaire antivénérien service de vénéréologie

↔ Antonymes

établissement polyvalent

💡 Conseil

Si vous effectuez des recherches historiques sur la responsabilité hospitalière ou l'organisation de la santé publique au XIXe siècle, ce terme est essentiel pour identifier les structures de soins spécialisées.

❓ Questions fréquentes

Le terme est-il encore utilisé dans le droit médical actuel ?

Non, il appartient au vocabulaire historique de la médecine et de l'administration hospitalière.

Par quoi ces établissements ont-ils été remplacés ?

Ils ont été intégrés dans les services de dermatologie-vénéréologie des centres hospitaliers ou dans les CeGIDD (Centres de Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic).