Trouble dysphorique prémenstruel

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Le TDPM est une pathologie médicale reconnue, pas un simple inconfort.
  • Il peut justifier des arrêts de travail ou des aménagements de poste de la part de l'employeur.
  • Toute sanction liée aux conséquences de ce trouble peut être qualifiée de discriminatoire si le diagnostic est établi.

Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est une forme sévère et handicapante du syndrome prémenstruel. Il se manifeste par des symptômes émotionnels et physiques intenses qui perturbent gravement la vie professionnelle et personnelle avant l'arrivée des règles.

✎ Étymologie

Dérivé du grec dusphoros (« difficile à supporter »), composé du préfixe dys- (difficulté) et pherein (supporter). Le terme souligne l'altération pathologique de l'humeur liée au cycle hormonal.

📖 Exemples d'usage

  • Une salariée incapable d'assurer ses fonctions en raison de crises de panique ou d'une dépression sévère survenant chaque mois.
  • Une perte de contrôle émotionnel menant à des altercations inhabituelles sur le lieu de travail, justifiant une expertise médicale.

⚠ À ne pas confondre

À distinguer du syndrome prémenstruel (SPM), qui est plus fréquent et moins invalidant. Contrairement aux troubles dépressifs classiques, le TDPM est cyclique et disparaît totalement peu après le début des menstruations.

💊 Contexte médical

Articles L1132-1 du Code du travail (principe de non-discrimination liée à l'état de santé). Classification internationale des maladies (CIM-11) de l'OMS. Article 122-1 du Code pénal concernant l'altération du discernement.

⚡ En pratique

Bien que rare en France, la reconnaissance de pathologies hormonales peut influencer la qualification de fautes disciplinaires. Dans certains pays de common law, le TDPM a été admis comme circonstance atténuante pour réduire la responsabilité pénale lors de délits commis durant la phase critique.

⇆ Synonymes

syndrome dysphorique prémenstruel PMDD (en anglais)

↔ Antonymes

euthymie prémenstruelle

💡 Conseil

Il est vivement conseillé de documenter ses cycles et de consulter un spécialiste (gynécologue ou psychiatre). En cas de difficultés au travail, sollicitez une visite auprès de la médecine du travail pour anticiper d'éventuels conflits disciplinaires liés à vos symptômes.

❓ Questions fréquentes

Peut-on être licencié à cause des symptômes du TDPM ?

Non, un licenciement fondé sur l'état de santé est nul. Cependant, des absences répétées désorganisant l'entreprise peuvent parfois être invoquées, d'où l'importance d'un suivi médical.

Le TDPM est-il reconnu comme un handicap ?

Si les symptômes sont assez sévères pour entraver durablement l'activité professionnelle, une demande de RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) peut être déposée auprès de la MDPH.

Le secret médical s'applique-t-il vis-à-vis de l'employeur ?

Oui, la salariée n'a aucune obligation de révéler le diagnostic exact de TDPM à son employeur, seul le médecin du travail doit en être informé pour préconiser des aménagements.