📋 À retenir
- La vulve est la partie visible et externe de l'appareil génital féminin.
- Sa distinction avec le vagin est cruciale pour la qualification juridique des infractions sexuelles.
- Toute atteinte physique volontaire à cette zone (mutilation) est sévèrement réprimée par le Code pénal.
La vulve désigne l'ensemble des organes génitaux externes de la femme. En droit et en médecine légale, elle se distingue du vagin, qui est le conduit interne.
Étymologie
Issu du latin vulva (ou volva), signifiant à l'origine « enveloppe », « couverture » ou « matrice ».
Exemples d'usage
- Mention de lésions vulvaires dans un rapport d'expertise médico-légale après une agression.
- Description anatomique précise dans le cadre d'une plainte pour mutilation génitale féminine.
À ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la vulve (organes externes : lèvres, clitoris, méat urinaire) avec le vagin (organe interne). Cette distinction est fondamentale en droit pénal pour différencier l'agression sexuelle du viol, ce dernier nécessitant une pénétration.
Contexte médical
Articles 222-22 à 222-31 du Code pénal (relatifs aux agressions sexuelles) et article 222-9 (relatif aux violences entraînant une mutilation).
En pratique
La jurisprudence criminelle précise que le contact sexuel limité à la vulve, sans pénétration du vestibule ou de l'orifice vaginal, constitue une agression sexuelle et non un viol.
Synonymes
Conseil
Lors d'un dépôt de plainte pour violences sexuelles, il est essentiel que le médecin légiste documente précisément si les traces ou lésions se situent sur la vulve (externe) ou au sein du vagin (interne) pour la qualification des faits.
Questions fréquentes
Un contact avec la vulve est-il considéré comme un viol ?
Non, en l'absence de pénétration sexuelle (pénétration d'une cavité naturelle par un membre ou un objet), l'acte est qualifié d'agression sexuelle.
Pourquoi utiliser ce terme dans un constat médical ?
La précision anatomique permet au juge de qualifier exactement les faits et de mesurer la gravité des violences subies.
La loi protège-t-elle spécifiquement contre les mutilations de la vulve ?
Oui, le droit français sanctionne lourdement les mutilations génitales (comme l'excision) au titre des violences volontaires graves.