📋 À retenir
- Le donneur et le receveur sont deux personnes distinctes.
- Le produit doit répondre à des critères de sécurité biologique stricts.
- L'usage est principalement thérapeutique pour restaurer une flore intestinale altérée.
Qualifie un transfert de matière biologique (comme le microbiote fécal) réalisé entre deux individus de la même espèce, mais génétiquement différents. Il s'agit d'utiliser le prélèvement d'un donneur sain pour traiter un patient receveur.
Étymologie
Composé du grec allos (« autre ») et genos (« origine »). Littéralement, qui provient d'une origine différente.
Exemples d'usage
- La transplantation de microbiote fécal (TMF) issue d'un donneur pour soigner une infection intestinale.
- L'administration d'une suspension de matières fécales allogéniques lors d'un protocole clinique.
À ne pas confondre
Se distingue d'autologue (le donneur est le receveur lui-même) et de xénogénique (le donneur appartient à une espèce animale différente).
Contexte médical
En France, le microbiote fécal est considéré comme un médicament (catégorie des médicaments biologiques). Son usage est encadré par le Code de la santé publique et les recommandations de l'ANSM.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Vérifiez toujours que la transplantation allogénique est effectuée dans un établissement de santé agréé, car la préparation artisanale de ces échantillons présente des risques sanitaires majeurs.
Questions fréquentes
Le transfert allogénique est-il risqué ?
Le risque principal est la transmission d'agents infectieux, c'est pourquoi le donneur subit des tests de dépistage très poussés.
Un membre de la famille peut-il être le donneur ?
Oui, mais il doit répondre aux mêmes critères de sélection rigoureux qu'un donneur anonyme pour garantir la sécurité du receveur.