📋 À retenir
- Désigne un frein chimique ou naturel à la libido.
- Terme médical ancien, remplacé par « anaphrodisiaque ».
- Son application juridique concerne principalement le suivi des délinquants sexuels sous strict contrôle médical.
Substance ou remède destiné à réduire le désir sexuel ou à freiner l'activité génitale. Ce terme, aujourd'hui vieilli, désigne ce que la médecine moderne appelle un anaphrodisiaque.
Étymologie
Dérivé du préfixe grec anti- (contre) et du nom d'Aphrodite, la déesse de l'amour et de la sexualité dans la mythologie grecque.
Exemples d'usage
- L'utilisation historique du camphre ou du bromure, réputés pour leurs propriétés antiaphroditiques.
- L'administration de traitements hormonaux contemporains (castration chimique) visant à inhiber la libido.
À ne pas confondre
Il se distingue de la castration chirurgicale par son caractère potentiellement réversible et son action chimique plutôt que mécanique. Il s'oppose directement aux aphrodisiaques.
Contexte médical
Articles 706-47-1 et suivants du Code de procédure pénale (relatifs au suivi socio-judiciaire et aux traitements inhibiteurs de libido). Article L3711-1 du Code de la santé publique.
En pratique
La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) encadre l'usage de ces traitements, soulignant que leur imposition sans consentement éclairé pourrait constituer un traitement inhumain ou dégradant (art. 3 CEDH).
Synonymes
Antonymes
Conseil
Dans le cadre d'une injonction de soins, assurez-vous que le protocole médical respecte les dispositions du Code de la santé publique et que le consentement a été recueilli de manière libre et éclairée.
Questions fréquentes
Un juge peut-il forcer la prise d'un antiaphroditique ?
Non, en droit français, le consentement du patient est indispensable. Cependant, le refus du traitement peut entraîner la révocation d'un sursis ou d'une libération conditionnelle.
Est-ce une sanction pénale ?
Il ne s'agit pas d'une peine mais d'une mesure de sûreté et de soin destinée à prévenir la récidive.
Quelles substances sont concernées aujourd'hui ?
Principalement des inhibiteurs hormonaux comme l'acétate de cyprotéron.