📋 À retenir
- Le traitement antihormonal vise à stopper une stimulation biologique indésirable.
- Il est strictement encadré par le droit médical en raison de ses effets secondaires potentiels.
- Le consentement éclairé du patient est obligatoire avant toute prescription.
Se dit d'une substance ou d'un traitement médical conçu pour bloquer ou réduire l'action d'une hormone dans l'organisme. On l'utilise principalement pour freiner le développement de maladies qui se nourrissent d'hormones, comme certains types de cancers.
Étymologie
Formé du préfixe grec anti- (contre) et du mot hormone, lui-même issu du grec hormân signifiant « exciter » ou « mettre en mouvement ».
Exemples d'usage
- L'utilisation de médicaments bloquant les œstrogènes pour traiter un cancer du sein.
- Les traitements réduisant le taux de testostérone dans le cadre d'un cancer de la prostate.
- L'administration de traitements inhibiteurs dans le cadre de l'injonction de soins (parfois nommée « castration chimique »).
À ne pas confondre
Il faut distinguer le traitement antihormonal (qui bloque) de l'hormonothérapie substitutive (qui remplace une hormone manquante, comme à la ménopause) ou de l'hormonothérapie au sens large, qui englobe toutes les manipulations hormonales.
Contexte médical
Article L1111-4 du Code de la santé publique sur le consentement du patient. Article 706-47-1 du Code de procédure pénale concernant l'injonction de soins incluant des traitements inhibiteurs de libido.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de prescription d'un traitement antihormonal, exigez une information complète sur les effets secondaires (humeur, métabolisme, densité osseuse) pour que votre consentement soit réellement éclairé, conformément à la loi Kouchner.
Questions fréquentes
Le traitement antihormonal est-il définitif ?
Généralement non, ses effets cessent ou s'estompent à l'arrêt du traitement, bien que certains impacts puissent être durables.
L'injonction de soins antihormonaux est-elle automatique en droit pénal ?
Non, elle est décidée par le juge sur expertise médicale et nécessite le consentement du condamné, même si le refus peut entraîner l'exécution d'une peine d'emprisonnement.