Autoconservation des gamètes

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Ouvert aux femmes (29 à 37 ans) et aux hommes (29 à 45 ans) sans motif médical.
  • La conservation doit être effectuée dans des établissements de santé publics ou privés à but non lucratif.
  • Un consentement écrit doit être renouvelé chaque année pour maintenir le stockage.

L'autoconservation des gamètes consiste à prélever et congeler ses propres ovocytes ou spermatozoïdes pour les utiliser plus tard dans le cadre d'un projet parental. Cette technique permet de pallier une baisse de fertilité liée à l'âge ou à un traitement médical lourd.

✎ Étymologie

Issu du préfixe grec auto- (soi-même) et du latin conservatio. Le mot gamète provient du grec gametēs (époux), désignant la cellule reproductrice.

📖 Exemples d'usage

  • Une femme de 30 ans congelant ses ovocytes pour anticiper une grossesse tardive (autoconservation sociétale).
  • Un patient prélevant ses spermatozoïdes avant de débuter une chimiothérapie (autoconservation médicale).

⚠ À ne pas confondre

Il faut distinguer l'autoconservation du don de gamètes, où les cellules sont destinées à un tiers de manière anonyme, et de la PMA, qui désigne l'ensemble des techniques permettant la conception (dont l'autoconservation n'est qu'une étape préalable).

💊 Contexte médical

Loi n° 2021-1017 du 2 août 2021 relative à la bioéthique. Articles L2141-12 et suivants du Code de la santé publique.

⚡ En pratique

Décision n° 2021-821 DC du 29 juillet 2021 du Conseil constitutionnel, confirmant la conformité à la Constitution de l'élargissement de l'autoconservation des gamètes sans motif médical.

⇆ Synonymes

préservation de la fertilité cryoconservation des gamètes

↔ Antonymes

don de gamètes

💡 Conseil

Renseignez-vous tôt auprès d'un centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme (CECOS), car les délais de prise en charge peuvent être significatifs depuis la réforme de 2021.

❓ Questions fréquentes

L'autoconservation est-elle gratuite ?

Le prélèvement est pris en charge par l'Assurance maladie, mais les frais de conservation annuels (environ 40-50 euros) sont à la charge du patient, sauf motif médical.

Peut-on utiliser ses gamètes après un décès ?

Non, le transfert d'embryons ou l'insémination post-mortem reste interdit en France.

Que deviennent les gamètes si on n'en a plus besoin ?

La personne peut demander leur destruction, leur don à la recherche ou leur don à d'autres couples/femmes non mariées.