Avoir le souffle court

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • C'est un indicateur clé pour l'évaluation d'un dommage corporel.
  • Il doit être objectivé par des examens médicaux tels que la spirométrie.
  • Il influe sur le calcul du préjudice d'agrément (impossibilité de pratiquer un sport).

État d'une personne qui éprouve une difficulté à respirer ou un essoufflement anormal. En contexte médical et juridique, cela peut signaler une pathologie respiratoire ou cardiaque impactant la capacité physique.

✎ Étymologie

L'expression associe « souffle », du latin spiritus (respiration, vie), et « court », du latin curtus (diminué). Elle traduit physiquement l'impossibilité de prendre une inspiration complète.

📖 Exemples d'usage

  • Un travailleur présentant ce symptôme après des années d'exposition à des poussières toxiques.
  • Une victime d'un accident de la circulation dont les côtes cassées entraînent une gêne respiratoire persistante.

⚠ À ne pas confondre

Se distingue de l'apnée (arrêt temporaire de la respiration) et de l'asphyxie (privation d'oxygène menant à l'inconscience). Le souffle court est une forme de dyspnée.

💊 Contexte médical

Code de la sécurité sociale (tableaux des maladies professionnelles). Barèmes d'évaluation des taux d'incapacité permanente (IPP) utilisés par les médecins experts auprès des tribunaux.

⚡ En pratique

Les tribunaux s'appuient sur ce symptôme pour évaluer le déficit fonctionnel permanent lorsque la capacité respiratoire d'une victime est durablement diminuée après un sinistre.

⇆ Synonymes

dyspnée essoufflement oppression respiratoire

↔ Antonymes

respiration libre souffle long

💡 Conseil

Si ce symptôme apparaît suite à votre activité professionnelle, consultez rapidement un médecin pour établir un lien de causalité éventuel avec votre environnement de travail avant tout délai de prescription.

❓ Questions fréquentes

Le souffle court est-il reconnu comme une maladie ?

Non, c'est un symptôme qui doit être rattaché à une pathologie précise pour ouvrir droit à indemnisation.

Comment prouver ce symptôme devant un juge ?

Par la production de certificats médicaux émanant d'un pneumologue et les résultats d'épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR).