📋 À retenir
- Cancer cutané le plus fréquent et le moins agressif à distance.
- Malignité localisée : peut causer des dommages importants aux tissus environnants s'il n'est pas traité.
- Reconnaissance possible en maladie professionnelle sous certaines conditions d'exposition.
Qualifie une forme de cancer de la peau qui se développe à partir de la couche la plus profonde de l'épiderme. C'est le cancer cutané le plus fréquent, généralement caractérisé par une évolution lente et une absence de métastases dans la quasi-totalité des cas.
Étymologie
Composé du latin basis (fondement, base) et de cellula (petite chambre, cellule). Le terme désigne les cellules situées à la base de l'épithélium cutané.
Exemples d'usage
- Un carcinome basocellulaire perlé sur le visage.
- Le diagnostic d'une lésion basocellulaire suspecte après une exposition prolongée aux ultraviolets.
À ne pas confondre
Il se distingue du carcinome spinocellulaire (ou épidermoïde), qui est plus agressif et peut métastaser, et du mélanome, qui se développe à partir des mélanocytes et présente un pronostic beaucoup plus sévère.
Contexte médical
Articles L. 461-1 et suivants du Code de la sécurité sociale (maladies professionnelles). Tableau n°16 bis (affections cancéreuses provoquées par le goudron, les huiles minérales, etc.) et Tableau n°6 (rayonnements ionisants).
En pratique
La jurisprudence traite principalement de la perte de chance subie par un patient suite à un retard de diagnostic par un médecin généraliste ou un dermatologue, empêchant une prise en charge précoce et moins mutilante.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de lésion cutanée qui ne guérit pas ou qui change d'aspect, consultez un dermatologue. Pour les professionnels exposés au soleil ou à des produits chimiques, assurez-vous que votre suivi médical mentionne précisément ces risques pour faciliter une éventuelle reconnaissance en maladie professionnelle.
Questions fréquentes
Le carcinome basocellulaire est-il mortel ?
Très exceptionnellement. Son danger réside surtout dans sa capacité à détruire localement la peau, le cartilage ou les os s'il est négligé.
Peut-il être reconnu comme maladie professionnelle ?
Oui, si le salarié a été exposé à des agents cancérogènes listés (comme l'arsenic ou certains goudrons) ou, sous conditions, aux rayonnements ionisants.
Quelle est la responsabilité du médecin en cas de non-diagnostic ?
Le médecin peut être condamné à indemniser la perte de chance de guérison ou d'évitement d'une chirurgie lourde s'il a ignoré une lésion suspecte sans examen complémentaire.