Blennorrhagique

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Désigne spécifiquement l'infection par le gonocoque.
  • Peut constituer un élément de preuve dans un litige portant sur la santé.
  • L'état blennorrhagique est couvert par le secret médical.

Se dit de ce qui se rapporte à la blennorragie, une infection sexuellement transmissible (IST) d'origine bactérienne. Dans un contexte juridique, ce terme peut apparaître dans des rapports d'expertise médicale ou des dossiers relatifs à la responsabilité civile ou pénale pour transmission de maladie.

✎ Étymologie

Dérivé de blennorragie, du grec ancien blennos (mucus) et rhein (couler), évoquant l'écoulement caractéristique provoqué par l'infection.

📖 Exemples d'usage

  • Un écoulement urétral blennorrhagique identifié lors d'un examen clinique.
  • Des complications blennorrhagiques invoquées pour justifier d'un préjudice corporel durable.

⚠ À ne pas confondre

À distinguer du terme « syphilitique » ou « herpétique », qui désignent d'autres types d'IST avec des cadres de responsabilité et des conséquences médicales différents.

💊 Contexte médical

Code de la santé publique (Lutte contre les maladies transmissibles). Article 222-15 du Code pénal concernant l'administration de substances nuisibles, parfois évoqué en cas de transmission volontaire d'une infection.

⇆ Synonymes

gonococcique

💡 Conseil

En cas de litige, assurez-vous que les examens biologiques confirmant le caractère blennorrhagique de l'affection soient versés au dossier médical confidentiel pour servir de preuve technique.

❓ Questions fréquentes

Une infection blennorrhagique peut-elle mener à un procès ?

Oui, si une personne transmet sciemment l'infection, elle peut être tenue pour responsable du préjudice subi par son partenaire.

Le médecin doit-il signaler un état blennorrhagique aux autorités ?

Contrairement à d'autres maladies, la blennorragie n'est pas une maladie à déclaration obligatoire nominative en France, mais fait l'objet d'une surveillance épidémiologique.

Ce terme est-il utilisé en médecine légale ?

Oui, pour qualifier les lésions ou infections constatées sur une victime ou un mis en cause lors d'examens médicaux requis par la justice.