Bouffée de chaleur

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • C'est un symptôme et non une pathologie autonome.
  • Son caractère invalidant peut justifier un aménagement du poste de travail.
  • L'information sur ce risque est obligatoire avant tout traitement hormonal ou chirurgical.

Sensation soudaine et brève de chaleur intense montant au visage et au cou, souvent accompagnée de rougeurs et de transpiration. Ce phénomène est généralement lié à des variations hormonales, comme lors de la ménopause ou de certains traitements médicaux.

✎ Étymologie

Le mot « bouffée » provient du radical expressif buff- évoquant le gonflement des joues, tandis que « chaleur » dérive du latin calor.

📖 Exemples d'usage

  • Apparition de sueurs nocturnes suite à une chirurgie ovarienne.
  • Effets secondaires d'un traitement par hormonothérapie dans le cadre d'un cancer de la prostate ou du sein.

⚠ À ne pas confondre

Se distingue de la fièvre, qui est une élévation réelle de la température corporelle centrale, et de l'hyperthyroïdie, qui provoque une sensation de chaleur constante plutôt que par crises.

💊 Contexte médical

Article L1111-2 du Code de la santé publique concernant l'obligation d'information du médecin sur les effets secondaires des traitements. Code du travail (articles relatifs à l'aménagement des conditions de travail pour raison de santé).

⚡ En pratique

Dans le domaine de la responsabilité médicale, les tribunaux peuvent sanctionner le défaut d'information si le patient n'a pas été prévenu que l'acte médical (comme une hystérectomie) provoquerait des bouffées de chaleur invalidantes.

⇆ Synonymes

flush accès thermique vapeurs (vieilli)

↔ Antonymes

frisson sensation de froid

💡 Conseil

Si ces symptômes surviennent après une erreur médicale ou un traitement mal expliqué, documentez leur fréquence et leur impact sur votre vie quotidienne pour l'expertise médicale.

❓ Questions fréquentes

Une bouffée de chaleur peut-elle ouvrir droit à une reconnaissance de handicap ?

Seule, rarement. Mais si elle est un symptôme d'une pathologie lourde ou d'un traitement invalidant, elle est prise en compte dans l'évaluation globale par la MDPH.

L'employeur peut-il ignorer ce symptôme ?

Non, si le médecin du travail préconise des aménagements (climatisation, accès à l'eau), l'employeur est tenu de les mettre en œuvre au titre de son obligation de sécurité.