📋 À retenir
- Indique que le cœur est la source primaire du problème médical.
- Terme technique fréquent dans les rapports d'autopsie ou d'expertise en dommages corporels.
- Caractérise souvent une situation d'urgence vitale absolue.
Se dit d'un trouble ou d'une pathologie qui provient directement d'une défaillance du cœur. On l'utilise principalement pour désigner un état de choc où le muscle cardiaque n'est plus capable de pomper assez de sang pour alimenter correctement les organes.
Étymologie
Issu du grec ancien kardia (cœur) et de la racine -genès (qui produit, qui provient de).
Exemples d'usage
- Choc cardiogénique survenant après un infarctus du myocarde sévère.
- Oedème pulmonaire cardiogénique provoqué par une insuffisance cardiaque.
À ne pas confondre
À distinguer du choc hypovolémique (causé par une perte massive de sang ou de liquide) et du choc septique (lié à une infection généralisée).
Contexte médical
Article L. 1142-1 du Code de la santé publique relatif à la responsabilité des professionnels de santé. Ce terme est central dans le cadre d'expertises médicales diligentées selon le Code de procédure civile.
En pratique
La jurisprudence retient souvent la notion de perte de chance de survie lorsqu'un retard de diagnostic ou une prise en charge inadaptée d'un état cardiogénique est constaté par les experts (Cass. 1ère Civ., relative à la responsabilité médicale).
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si ce terme apparaît dans un dossier médical suite à un accident, assurez-vous que l'expert médical vérifie si une cause extérieure (traumatisme, stress intense, erreur de traitement) a pu déclencher cet événement cardiogénique.
Questions fréquentes
Le choc cardiogénique est-il une faute médicale ?
Non, c'est un état pathologique. La faute peut résider dans le retard de son diagnostic ou dans l'absence de soins appropriés.
Peut-il être considéré comme un accident du travail ?
Oui, si le trouble cardiogénique survient de manière soudaine au temps et au lieu du travail, sous réserve de l'appréciation des experts et des juges.