📋 À retenir
- Peur irraisonnée des miroirs et des reflets.
- Considérée comme un trouble anxieux spécifique en psychiatrie.
- Peut justifier des aménagements de poste en milieu professionnel.
Une personne catoptrophobe est un individu qui souffre d'une peur panique, irrationnelle et persistante des miroirs ou de son propre reflet. Cette condition peut limiter considérablement la vie quotidienne par l'évitement systématique de toute surface réfléchissante.
Étymologie
Le terme est formé à partir du grec ancien katoptron signifiant « miroir » et de phobos qui désigne la « peur » ou l'« effroi ».
Exemples d'usage
- Une personne refusant d'entrer dans un magasin dont les murs sont tapissés de miroirs.
- Un individu éprouvant une angoisse profonde à la vue d'une vitrine de rue agissant comme un réflecteur.
À ne pas confondre
Bien que proches, il convient de distinguer le catoptrophobe de l'éisoptrophobe (peur spécifique de l'objet miroir) et du patient atteint de dysmorphophobie, qui se focalise sur une perception déformée ou négative de son propre corps.
Contexte médical
En droit français, ce trouble relève des affections psychiatriques. S'il entraîne une altération substantielle et durable des capacités de la personne, il peut ouvrir droit à une reconnaissance de handicap psychique au titre de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si ce trouble affecte votre vie professionnelle, n'hésitez pas à consulter un médecin du travail pour demander une adaptation de l'environnement (ex: occultation des surfaces vitrées).
Questions fréquentes
Un catoptrophobe peut-il obtenir une RQTH ?
Oui, si la phobie est médicalement constatée et qu'elle entrave l'insertion ou le maintien dans l'emploi.
Le refus de travailler dans un bureau avec miroirs est-il légitime ?
Le salarié peut solliciter la médecine du travail pour préconiser un aménagement de son environnement de travail afin de garantir sa santé mentale.
Cette phobie peut-elle influencer une expertise psychiatrique ?
Dans un cadre judiciaire, elle peut être prise en compte pour évaluer la vulnérabilité d'une victime ou l'état mental d'un prévenu au moment des faits.